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TITRE
L'indicatif dans la prémisse (635)

ASCENDANCE
Manuel de la grammaire française (0)
Le syntagme proposition (445)
La subordination et les subordonnées (521)
Les subordonnées adverbiales (596)
Le système conditionnel (630)
Les ressources de la prémisse (634)

PAGES SŒURS
L'indicatif dans la prémisse (635)

SOMMAIRE
La prémisse normale
La prémisse banalisée
Les conjonctions conditionnelles composées
L'inversion ayant la valeur chaque fois que
N'était
L'imparfait dans la prémisse passée irréelle

La prémisse normale

Le mode normal de la prémisse est l'indicatif. La condition réelle est signalée surtout par le présent ; la condition irréelle est signalée par l'imparfait et le plus-que-parfait. Voir la page connexe Degrés de réalité et relations temporelles.

La prémisse banalisée

Voir la page connexe Les ressources mineures de la prémisse - rubrique La prémisse sans marque syntaxique.

Les conjonctions conditionnelles composées

Voir la page connexe Les conjonctions conditionnelles composées.

L'inversion ayant la valeur chaque fois que

§ Présent

a-t-il un problème, tout le monde s'en occupe
entame-t-on le pécule, le goût du thésauriseur se perd (Mazeline)
l'idée vous vient-elle de vous séparer de lui, qu'il vous fiche mauvaise conscience
l'invite-t-on, il ne vient pas ; ne l'invite-t-on pas, il s'offense
la tempête menace-t-elle, les voiliers se hâtent de regagner le port
le clown arrive-t-il, tous les enfants applaudissent
le rencontré-je par hasard, je suis si gauche et si confus que je ne trouve rien à lui dire (Gide)
parle-t-il que tous obéissent
parle-t-il, tous obéissent
Pierre dit-il quelque chose, que tous affirment le contraire
Pierre entre-t-il, que Marie sort aussitôt
pleure-t-il, tout le monde se précipite

§ Passé

rentrait-il avant onze heures du soir, elle l'attendait dans le vestibule (Huysmans)
une princesse de sang dînait-elle souvent chez Mme de Guermantes, elle se trouvait alors faire partie de cette petite chapelle (Proust)
avait-elle l'idée qu'un amant pût la tromper, elle le détestait comme s'il l'avait trompée en effet. (H. Bidou)
le soupçon jaloux s'était-il calmé, j'en voulais à Albertine de ne pas avoir été tendre (Proust)
les enfants étaient-ils un peu triste (qu')aussitôt leur mère les consolait
lui demandait-on un service, il était toujours disponible
lui parlait-on, il répondait à peine
partait-il seul pour Paris qu'elle s'empressait de prévenir Mme Marliani (Maurois)
pleurait-il, tout le monde se précipitait
pleuvait-il, nous restions chez nous
restait-elle trois jours sans le voir, elle se sentait glisser au découragement (Mazeline)

Remarques

§ La valeur de cette subordonnée est mi-temporelle mi-conditionnelle.

§ La subordonnée précède toujours la principale.

§ Dans l'écrit, on termine parfois la subordonnée par un point d'interrogation.

§ Le verbe de la principale et le verbe de la subordonnée sont toujours au même temps.

§ La principale peut être introduite par que.

§ L'inversion est conjointe simple ou complexe. L'inversion nominale simple est interdite.

§ On évitera de confondre l'interrogation conditionnelle grammaticalisée, qui fait l'objet de la présente rubrique majeure, avec l'interrogation à valeur pragmatique conditionnelle, mais non grammaticalisée. Exemple de cette dernière construction : avez-vous besoin d'informations supplémentaires ? adressez-vous au guichet 25. Le couplage entre les deux parties de l'interrogation à valeur pragmatique conditionnelle est tout à fait lâche et elle ne se soumet à aucune des règles que nous venons d'énoncer pour l'interrogation conditionnelle grammaticalisée.

§ Pour l'examen de la subordonnée temporelle introduite par si, voir la page connexe Les emplois de si - les sens non hypothétiques - rubrique Les emplois de si - la subordonnée temporelle.

N'était

Voir la page connexe Les ressources mineures de la prémisse - rubrique Inexistence et inversion dans la prémisse.

L'imparfait dans la prémisse passée irréelle

Normalement la prémisse passée irréelle est signalée par le plus-que-parfait : si j'avais su. On peut cependant mettre le verbe de la prémisse passée irréelle à l'imparfait, s'il s'agit d'une conséquence infaillible, d'une occasion ratée, d'un danger évité de justesse. Voir la page connexe Les ressources de la conclusion - rubrique L'imparfait de la conséquence infaillible dans la conclusion.

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