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La subordonnée causale non fléchie (567)

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PAGES SŒURS
La subordonnée causale non fléchie (567)

SOMMAIRE
La subordonnée causale infinitive
[pour * infinitif]
[par * infinitif]
[à * infinitif]
[de * infinitif]
Subordonnée causale métadiscursive infinitive
Type 1 - affirmation - de
Type 2 - interrogation - de
Type 3 - avoir - à
Type 4 - verbes autres que avoir - à
La subordonnée causale participiale
La subordonnée causale réduite

La subordonnée causale infinitive

[pour * infinitif]

Voir la page connexe Emplois spécialisés de pour - subordination infinitive.

Nous soulignons l'importance de la distinction entre [pour * infinitif] régi et [pour * infinitif] libre.

[pour * infinitif] régi

il a été sérieusement puni pour avoir allumé un pétard à l'école
ils seront récompensés pour avoir adopté une attitude constructive dans les négociations

[pour * infinitif] libre

ils ont été copieusement hués pour avoir attenté à la personne du roi

[par * infinitif]

Voir la page connexe Les emplois de par - emplois spécialisés.

[à * infinitif]

à être si souvent en retard il m'agace

Voir aussi la subordonnée consécutive de manière à la page connexe Le système consécutif. Les circonstances cause, temps et manière sont difficiles à démêler dans le syntagme [à * infinitif], (comme d'ailleurs dans le gérondif, auquel il est fonctionnellement apparenté). Voir l'examen des constructions néogérondivales à la page connexe Les subordonnées libres inclassables.

[de * infinitif]

ces rides viennent d'avoir trop pleuré
d'avoir attendu et désespéré
d'avoir trop lu
d'être admirée, elle se sentait plus belle
d'être endimanchés, ils sont plus misérables (Duhamel)
d'être restée inhabitée si longtemps, elle avait perdu son âme (Margueritte)
de connaître sa signification nippone, le prénom cessa de me sembler vilain (Nothomb)
de l'entendre avouer, il se sentit déchiré (Arland)
de l'imaginer malade, les larmes lui venaient aux yeux
de les voir venir tous les quatre, le cœur m'a éclaté, j'ai pleuré (Aymé)
de m'avoir tenu tête, de m'avoir insulté, elle est certainement plus éprise (M. Prévost)
de me voir dans mon lit, des larmes lui sont venues (Duhamel)
de quitter ce passage du Saumon, il leur sembla que l'exil s'aggravait (A. Daudet)
de voir ce peuple en armes, on pensait aux ateliers vides, aux usines abandonnées (Duhamel)
elle l'aimait d'avoir son âge (Sagan)
elles sont plus émouvantes encore d'être désertes (Dorgelès)
il étouffait de se taire
il frémit de la voir
ils remontaient les mains rouges, d'avoir pataugé dans tout ce vin répandu (Zola)
j'étouffais d'attendre
je me trouve mieux d'avoir pris ce médicament
je revois cette singulière journée de Phee-Qui, plus belle dans mes souvenirs, d'avoir été la première(Dorgelès)
je vous déteste de m'obliger à parler comme propriétaire (Blondin)
l'amour s'avive de se sentir aimé
le rouge me monterait au front, d'être salué en public, par une de ces filles (Zola)
leur peau mate, plus blanche d'avoir été tenue bien couverte pendant tout l'hiver (Chevallier)
plus grand d'être ignoré
rien que d'y penser, il s'en réjouissait d'avance
souillés d'avoir été abandonnés dans leur ordure, ils ne ressemblaient plus qu'à des vagabonds (Zola)
un chien revint, tendant une langue bleue, d'avoir mangé des mûres ou des stylographes (Morand)
un mois plus tard, la femme de Maheu mourait d'avoir mangé des champignons (Richepin)
une petite chambre presque touchante d'être si simplette

Le sujet de la subordonnée infinitive est souvent corrélé avec un élément de la principale autre que le sujet. Cette construction n'est pas idéale, mais elle est acceptable pourvu qu'elle ne mette pas en péril la clarté.

l'amour s'avive de se sentir aimé
ces rides viennent d'avoir trop pleuré
je vous déteste de m'obliger à parler comme propriétaire


Subordonnée causale métadiscursive infinitive

Type 1 - affirmation - de

c'était une chanceuse, cette Fanny, d'avoir été épousée par un amoureux honnête (Zola)
des vers que je venais de faire et que j'avais été idiot de lui montrer (Gide)
elle a de la chance d'être femme (A. Daudet)
elle se jugeait brusque et capricieuse, et dure, de l'avoir quitté sans adieu (France)
elle serait raisonnable de se contenter d'une tasse de chocolat (Romains)
est-elle drôle de tout me raconter ? (Rolland)
Geneviève avait raison de dire que ce ne serait pas un « littéraire » (Mauriac)
il est fou d'avoir refusé ce poste
il montrait vraiment un fier toupet de les appeler en témoignage (A. Daudet)
j'ai eu du nez de me spécialiser tout de suite dans les maladies d'enfant (Martin du Gard)
je serais injuste de ne pas reconnaître que
je suis bien bête de m'énerver (Achard)
nous avions tort de ne pas nous entendre (Zola)
si c'était vrai, nous serions trop bêtes de ne pas essayer la chose (Zola)
tu as eu du flair de venir aujourd'hui
tu es un bon petit garçon de vouloir prendre l'intérêt de tes parents (Romains)
tu m'offenses de croire que j'ai médit de toi
tu serais bien bête de
vous avez un drôle de goût d'aimer une boiteuse (Zola)
vous êtes très gentil de m'attendre
vous êtes un ange de me parler aussi tendrement (Jaloux)

Cet emploi de de rappelle la construction du type il a fait exprès de laisser tomber le verre. Voir la page connexe Verbes multistructurels - faire - rubrique Faire * adverbe * de * infinitif.

Cette construction rappelle également la montée sujet-sujet de jugement. Voir la page connexe La subordonnée sujet infinitive - la montée sujet-sujet - rubrique La montée sujet-sujet de jugement. Exemple : il est si sage d'avoir faim (Sartre).

Type 2 - interrogation - de

Dans la proposition qu'est-ce qu'il nous veut ce type-là, de nous regarder comme ça ?, la subordonnée de nous regarder comme ça exprime la cause de l'acte d'interrogation, et non pas de l'acte que concerne l'interrogation (il nous veut). La proposition pourrait être paraphrasée par qu'est-ce qu'il nous veut ce type-là ? - je pose cette question parce qu'il nous regarde comme ça. La subordonnée de nous regarder comme ça est donc une subordonnée causale métadiscursive. Voir l'examen de la subordonnée causale métadiscursive fléchie à la page connexe La subordonnée causale fléchie - les conjonctions.

où avait-elle eu sa tête de se marier avec un sournois pareil ? (Zola)
pour quelle sotte me prenez-vous, de penser qu'une idée pareille ait pu me venir ? (Romains)
qu'est-ce qu'il nous veut, ce gendarme, de nous examiner comme ça ? (A. Daudet)
qu'est-ce qui te prend de le répéter tout le temps ?
vous moquez-vous de moi, de vouloir que je l'embrasse ? (Zola)
qu'est-ce qui vous a pris de faire peur à ce pauvre homme ? (Sagan)
qu'est-ce qui lui prend de me parler à la troisième personne ? (C. Mauriac)
pour quelle sotte me prenez-vous, de penser qu'une idée pareille ait pu me venir ? (Romains)

Type 3 - avoir - à

La paraphrase de qu'est-ce que tu as à crier comme ça ? est qu'est-ce que tu as ? - je pose cette question parce que tu cries comme ça

qu'as-tu à pleurer ?
qu'as-tu donc à te tracasser la cervelle ainsi ? (Zola)
qu'as-tu sous la peau, à être chaud comme ça ? (Zola)
qu'avaient ces simples mots à faire ainsi battre son cœur ? (Gide)
qu'avait donc cet oiseau à ne pas dormir ? (Carco)
qu'est-ce qu'il a à conduire comme ça ?
qu'est-ce qu'il a donc à se fâcher ?
qu'est-ce que tu as à crier comme ça ?
qu'ont-ils donc à ne pas marcher ? (Zola)

Type 4 - verbes autres que avoir - à

est-ce que tu nous prends pour des mendiants, à nous laisser dehors par un temps pareil ? (Zola)
est-ce qu'ils se fichent de nous, à nous sonner quand il n'y a rien ? (Zola)

La subordonnée causale participiale

Voir les pages connexes La subordonnée participiale absolue, Le participe présent adverbial.

La subordonnée causale réduite

Voir la page connexe Les subordonnées réduites - la réduction avec conjonction.

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