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TITRE
La subordination - mécanismes, jonctions, conjonctions (524)

ASCENDANCE
Manuel de la grammaire française (0)
Le syntagme proposition (445)
La subordination et les subordonnées (521)
La subordination - aspects généraux (522)

PAGES SŒURS
La subordination - mécanismes, jonctions, conjonctions (524)

SOMMAIRE
La jonction et ses mécanismes
Jonctions - exemples en vrac
Que - le nominalisateur universel
Le système de conjonctions consécutives
La subordonnée complémentale prépositionnelle
La subordonnée interrogative partielle
La subordonnée interrogative totale
Comme quoi - conjonction complémentale
La subordonnée relative
Les subordonnées comparatives relatives
Subordonnée complémentale amenée par si
Que optatif comme conjonction conditionnelle
La jonction concessive partielle
La jonction concessive disjonctive
La jonction conditionnelle
La jonction consécutive inversée
La jonction sans conjonction
Les subordonnées non fléchies
Les jonctions bimodales
Les conjonctions de subordination
La conjonction de subordination - définition
Les types majeurs de conjonction
Types de conjonction et types de subordonnée
La classification des conjonctions composées à que
Les conjonctions - tri fonctionnel
Les conjonctions - tri formel
Les conjonctions - tous types confondus
Les conjonctions - conclusions
Remarques, détails, généralisations
Les emplois de l'extraction
Les emplois des introducteurs de superordonnée
Jonctions unidirectionnelles et bidirectionnelles
Cohésion des conjonctions composées
Les emplois de ce que - vue d'ensemble
Ce que dans la subordonnée relative
Ce que dans la subordonnée interrogative partielle
Ce que dans les subordonnées prépositionnelles
Ce que dans la subordonnée comparative asymétrique
Ce que comme nominalisateur indépendant
Éléments de discours direct regrammaticalisés en locutions
Le modèle formel radical de la subordination
Coordination et subordination

La jonction et ses mécanismes

La jonction est la méthode de soudure entre la principale et la subordonnée.

Les mécanismes de jonction sont les composantes des jonctions. Chaque jonction est une combinaison de mécanismes de jonction et chaque mécanisme de jonction peut être mis à contribution dans plusieurs jonctions.

Les mécanismes de jonction :

§ la simple juxtaposition de la principale et de la subordonnée
§ l'introducteur de subordonnée (conjonction)
§ l'introducteur de superordonnée (et, que)
§ l'ordre des deux propositions
§ le mode et le temps de la subordonnée
§ le mode et le temps de la principale
§ l'extraction sous forme de pronom d'un élément de la subordonnée
§ l'inversion du sujet dans la subordonnée
§ l'interrogation dans la subordonnée

La conjonction n'est qu'un des mécanismes de jonction. Voir la rubrique Les conjonctions de subordination.

Jonctions - exemples en vrac

Nous présentons ici un aperçu sommaire d'une vingtaine de jonctions afin d'illustrer la grande diversité des rapports entre jonctions et mécanismes de jonction. Ce catalogue de jonctions n'est ni exhaustif ni ordonnée.

§ La conjonction

Nous réservons une rubrique majeure à ce type de jonction. Voir la rubrique Les conjonctions de subordination.

§ Que - le nominalisateur universel

Que est le nominalisateur universel. Dans Pierre a déclaré qu'il aime Marie, l'expression il aime Marie n'est qu'une proposition, mais qu'il aime Marie est une expression nominale remplissant la fonction d'objet direct. Donc que est un nominalisateur. Le nominalisateur que a de nombreuses applications.

Subordonnée sujet

Subordonnée objet direct - verbes de pensée et de parole

Subordonnée objet direct - autres verbes

pourquoi tu chiales ? qu'est-ce que tu as ? - j'ai que je ne comprends pas l'accord du participe passé
qu'est-ce que j'ai fait ? - tu as fais que tu as menti

Subordonnée réduite à que oui et que non

On rencontre ce tour surtout avec

affirmer
dire
espérer
faire signe
prétendre
répondre
sembler

il prétend que oui
il croit que non

Apposition prédicative

Dans le fait que, la possibilité que, l'espoir que, la certitude que, le nom abstrait joue le rôle de prédicat et la subordonnée nominale marquée par que remplit la fonction de sujet.

Argument de complément prépositionnel régi

Il y a des centaines de noyaux (verbes, adjectifs, noms) qui régissent des compléments prépositionnels admettant des subordonnées nominales comme arguments. La subordonnée nominale suit deux modèles : soit la préposition est suivie du nominalisateur ce que soit la préposition est omise et la forme du nominalisateur reste que.

s'attendre à ce que
s'habituer à ce que
s'opposer à ce que
résulter de ce que
s'émerveiller de ce que

convaincre que
se plaindre que
s'apercevoir que
se souvenir que
avoir peur que
furieux que
content que

Argument de complément prépositionnel non régi

Tout complément prépositionnel ayant une subordonnée nominale pour argument n'est pas forcément régi :

en ce que
avec ceci que
dans ceci que
par ceci que
pour ceci que

peuvent introduire des expressions adverbiales non régies.

Conjonctions basées sur des prépositions élémentaires

après que
avant que
depuis que
dès que
pendant que
pour que
selon que

Conjonctions basées sur des locutions prépositives

à moins que
attendu que
au fur et à mesure que
en dépit que
faute que
vu que

§ Le système de conjonctions consécutives

Voir l'étude détaillée de la subordonnée consécutive à la page connexe La subordonnée consécutive. La subordonnée consécutive a un système de conjonctions qui lui est propre. Ce système de conjonctions est une famille de syntagmes que nous appelons syntagmes consécutifs. Chaque syntagme consécutif inclut un pronom démonstratif adverbial et l'élément que, régi par le pronom démonstratif adverbial.

si bien que
à telle enseigne que
de façon que
en sorte que
au point que

Le connecteur que caractéristique des syntagmes consécutifs est distinct du nominalisateur que et du connecteur que de la comparaison.

§ La subordonnée complémentale prépositionnelle

Les subordonnées complémentales prépositionnelles peuvent être régies par des verbes (se souvenir que, s'attendre à ce que), par des noms (de peur que), par des adjectifs (content que) et par des adverbes (loin que).

Voir les questions de l'omission de la préposition et de l'emploi de ce que à la page connexe La subordonnée complément prépositionnel fléchie.

§ La subordonnée interrogative partielle

Voir l'étude détaillée de la subordonnée interrogative partielle à la page connexe La subordonnée interrogative partielle fléchie. La subordonnée interrogative partielle ne comporte pas de conjonction. L'extraction d'un complément nominalise la subordonnée et l'expression nominale ainsi obtenue occupe une position nominale dans la principale. Dans dis-moi pourquoi tu pleures et dans dis-moi ce que tu veux, dis-moi est suivi d'une expression nominale qui occupe la position d'objet direct.

§ La subordonnée interrogative totale

La conjonction de la subordonnée interrogative totale est si. Voir la page connexe La subordonnée interrogative totale fléchie.

§ Comme quoi - conjonction complémentale

Voir la page connexe Comme quoi - une conjonction floue.

§ La subordonnée relative

C'est le pronom relatif lui-même qui assure la jonction. La subordonnée relative satisfait à toutes les exigences de la principale sans aucune conjonction.

Certains types de relativation se singularisent par leur originalité et leur souplesse.

Subordonnée relative autonome

Voir l'étude détaillée de la subordonnée relative autonome (à antécédent nul) à la page connexe La relativation à pronom relatif autonome. La subordonnée relative autonome peut occuper toutes les positions nominales.

Comparer qui dort dîne (sujet) et éveille qui dort (objet direct).

Subordonnée relative à antécédent phrastique

Voir l'étude détaillée de la subordonnée relative à antécédent phrastique à la page connexe La relativation à antécédent phrastique. La subordonnée relative à antécédent phrastique est souvent perçue comme une proposition coordonnée. Dans certains cas, le rapport sémantique est l'inverse du rapport formel : la subordonnée formelle est perçue comme principale et la principale formelle, comme subordonnée.

elle était à peine remise de la frayeur que Swann lui avait causée quand un obstacle fit faire un écart au cheval

Quand nominal

La subordonnée relative introduite par le pronom relatif adverbial quand peut assumer un rôle nominal : c'est pour quand tu reviendras. Voir la page connexe La subordonnée temporelle fléchie - quand - rubrique Quand complémental.

§ Les subordonnées comparatives relatives

Voir la page connexe Les subordonnées comparatives.

Comme est un pronom relatif adverbial.

La comparaison propositionnelle asymétrique a un système de conjonctions qui lui est propre. Chaque conjonction comparative inclut un comparateur et l'élément que, régi par le comparateur.

plutôt que
d'autant plus que
aussi...que

L'élément que caractéristique des conjonctions comparatives est distinct du nominalisateur que et aussi du que consécutif.

La comparaison proportionnelle a un type de jonction économe qui lui est propre. Voir la page connexe La comparaison proportionnelle.

plus on est de fous, plus on rit
tel père, tel fils

§ Subordonnée complémentale amenée par si

La subordonnée complémentale réelle introduite par si

Voir la page connexe Les emplois de si - les sens non hypothétiques - rubrique Les emplois de si - subordonnée complémentale réelle

ce n'est pas le fait du hasard s'il a perdu son alliance

La subordonnée complémentale potentielle introduite par si

Voir la page connexe Les emplois de si - les sens non hypothétiques - rubrique Les emplois de si - subordonnée complémentale potentielle

signaler à la concierge si l'ascenseur est en panne

§ Que optatif comme conjonction conditionnelle

qu'il enlève le masque autoritaire, et il devient gentil et amusant

§ La jonction concessive partielle

La subordonnée concessive partielle est une des applications du mécanisme d'extraction. Voir la page connexe La concession partielle - les parcours simples.

§ La jonction concessive disjonctive

La subordonnée concessive disjonctive a une jonction originale : que...que.... Voir la page connexe La concession totale - constructions fléchies - rubrique La concession disjonctive.

§ La jonction conditionnelle

Outre si et ses formes étendues, le système conditionnel comprend des conjonctions composées. La plupart de conjonctions conditionnelles composées sont des locutions prépositives (pourvu que, à moins que, à condition que), mais on trouve aussi quelques comparateurs parmi elles (autant que). Pour les formes étendues de si, voir la page connexe Les emplois de si - les formes étendues de si. Pour les conjonctions conditionnelles composées, voir la page connexe Les conjonctions conditionnelles composées.

§ La jonction consécutive inversée

La conséquence suit la cause avec une légère pause, mais sans conjonction : nous ne pouvions pas déjeuner au jardin, tellement il faisait chaud.

§ La jonction sans conjonction

Il serait naïf de penser que les jonctions sans conjonction ne comportent aucune marque audible. Ce n'est qu'à l'écrit que certaines ont l'air d'être des jonctions nulles.

Jonction sans conjonction - le discours direct

Voir la page connexe Les subordonnées complémentales - les perspectives du discours.

Jonction sans conjonction - l'incise à inversion cognitive

Voir la page connexe Les subordonnées complémentales - les incises.

Jonction sans conjonction - subordination temporelle

Voir la page connexe La subordonnée temporelle fléchie - jonctions diverses.

Jonction sans conjonction - langue populaire

Dans la langue populaire, on rencontre parfois des subordonnées complémentales sans conjonction :

tu veux je vienne ?
il a dit il viendrait
faut je m'en aille

§ Les subordonnées non fléchies

Les subordonnées infinitives, les subordonnées participiales et les subordonnées réduites assurent la jonction par des mécanismes propres à elles.

§ Les jonctions bimodales

Dans tous les systèmes circonstanciels (les sytèmes causal, temporel, conditionnel, concessif, consécutif, etc.), on trouvera des jonctions bimodales, c'est-à-dire des prépositions ou locutions assimilées qui peuvent être suivies soit d'une subordonnée fléchie nominalisée, soit d'un infinitif (qui, après tout, n'est rien d'autre qu'une subordonnée nominalisée). L'examen des jonctions bimodales est réparti sur les divers systèmes circonstanciels. Nous nous bornons ici à une liste approximative.

de façon à
à condition de
à moins de
afin de
après
au point de
avant de
de crainte de
de manière à
de peur de
en attendant
en sorte de
jusqu'à
pour
sans

Les conjonctions de subordination

§ La conjonction de subordination - définition

La conjonction de subordination est un élément discret introduisant la subordonnée.

La conjonction n'est qu'un des nombreux mécanismes de jonction.

Elle peut être accompagnée d'autres mécanismes, par exemple de l'emploi d'un mode ou d'un temps dans la subordonnée ou de l'inversion du sujet dans la subordonnée.

La conjonction de subordination est simple (que, si, car) ou composée mais insécable (à moins que, tant et si bien que). Elle précède toujours la subordonnée.

§ Les types majeurs de conjonction

Les conjonctions simples

Les étymologies de comme quoi, de quoique et de bien que ne sont pas plus intériorisées par le locuteur moyen que celles de comme ou de car, qui sont eux aussi, étymologiquement, des mots composés.

$ que
$ si conditionnel
$ si interrogatif
$ car
$ comme temporel
$ comme causal
$ quand
$ comme quoi
$ bien que
$ quoique

Les conjonctions composées qui sont des formes étendues de quand ou de si

$ Les formes étendues de quand sont quand même et quand bien même.

$ Voir les formes étendues de si à la page connexe Les emplois de si - les formes étendues de si.

Quelques conjonctions composées dont le dernier élément est

au cas où

Les conjonctions composées dont le dernier élément est que

C'est le type majeur le plus important. Il se subdivise selon deux dimensions : la dimension fonctionnelle (circonstances) et la dimension formelle (sous-types syntaxiques).

§ Types de conjonction et types de subordonnée

La relation entre les types de conjonction et les types de subordonnée est loin d'être biunivoque.

Les conjonctions composées se terminant par que connaissent des emplois dans les subordonnées adverbiales, dans les subordonnées comparatives (qui sont liées à la famille relative) et dans les subordonnées consécutives (qui sont complémentales).

Inversement, on rencontre tous les types majeurs de conjonction dans l'étude des subordonnées adverbiales.

Autrement dit, le type de subordonnée servie par les conjonctions n'est pas une dimension éclairante dans la classification des conjonctions de subordination.

§ La classification des conjonctions composées à que

Classification fonctionnelle

$ Conjonctions temporelles
$ Conjonctions causales
$ Conjonctions conditionnelles
$ Conjonctions concessives
$ Conjonctions semi-concessives
$ Conjonctions finales
$ Conjonctions comparatives
$ Conjonctions consécutives

Classification formelle

Les sous-types formels de la conjonction composée à que sont

que nominalisateur
de que (que ou de ce que)
à que à ce que
que de l'apposition prédicative
que complémental - sujet - 1
que complémental - sujet - 2
que complémental - objet direct
que comparatif
que du complément de différence
que consécutif
que et relatifs
que inanalysable ou d'étymologie obscure
que de certaines locutions averbales de la langue familière

Ces types ne s'excluent pas mutuellement. Certaines conjonctions appartiennent à deux ou trois types.

$ que nominalisateur

Pendant que est considéré comme une conjonction, mais, en réalité, ce n'est qu'une préposition suivie du nominalisateur que. Le nominalisateur assure le caractère nominal de l'argument propositionnel. Voir les prépositions et les locutions prépositives à la page connexe La préposition - les types.

$ de que (que ou de ce que)

Le de final des locutions prépositives ne peut pas être suivi du nominalisateur que. La chaîne sous-jacente de que devient soit que soit de ce que à la surface. Dans certains cas, les deux solutions se concurrencent.

à moins que
loin que
au lieu que
faute que
histoire que

en raison de ce que
indépendamment de ce que
en dépit de ce que

$ à que à ce que

Le comportement de à que est analogue à celui de de que, mais à ce que est beaucoup plus rare que de ce que. On a jusqu'à ce que et rapport à ce que (populaire).

$ que de l'apposition prédicative

Que introduit une apposition prédicative dans certaines conjonctions. Voir l'étude détaillée de la subordonnée sujet d'apposition prédicative à la page connexe La subordonnée sujet d'apposition prédicative.

à cause que
à condition que
à mesure que
à proportion que
afin que
au motif que
dans l'hypothèse que
de crainte que
de peur que
du fait que
en cas que
pour la raison que
sous peine que
sous prétexte que

Certaines de ces locutions ont deux analyses. Par exemple, de peur que peut aussi être considéré comme ayant la forme sous-jacente de peur de que.

$ que complémental - sujet - 1

Il y a des locutions prépositives qui sont des participes absolus regrammaticalisés comme prépositions. Voir la page connexe La subordonnée participiale absolue.

attendu que
étant donné que
étant entendu que
excepté que
supposé que
vu que

$ que complémental - sujet - 2

Il y a un groupe hétéroclite de locutions considérées comme conjonctions dans lesquelles que représente un sujet :

à peine que (populaire)
n'était que
si ce n'est que
si tant est que
soit que

$ que complémental - objet direct

Que représente un objet direct dans certaines conjonctions :

à supposer que
sans compter que
en attendant que
en admettant que

$ que comparatif

Plusieurs comparateurs, suivis du que comparatif qu'ils régissent, sont regrammaticalisés comme conjonctions comparatives ou temporelles :

aussitôt que
plutôt que
tant que
avant que (?)
après que (?)

$ que du complément de différence

Dans d'autant plus que, que introduit un complément de différence. Dans Pierre est plus grand que Paul de trois centimètres, l'expression trois centimètres est un complément de différence.

$ que consécutif

Tous les syntagmes consécutifs se terminent par que consécutif. Voir la page connexe La subordonnée consécutive.

$ que et relatifs

Que et introduisent des subordonnées relatives dans de nombreuses conjonctions.

au cas que
au moment que
le temps que
chaque fois que
au cas où
dans l'hypothèse où
dans la mesure où

Voir l'étude de la relativation du temps et de la durée aux pages connexes Les pronoms relatifs - , La relativation du temps et de la durée.

$ que inanalysable ou d'étymologie obscure

Voir la liste plus loin sous la rubrique consacrée au tri formel.

$ que de certaines locutions averbales de la langue familière

Voir la liste plus loin sous la rubrique consacrée au tri formel.

§ Les conjonctions - tri fonctionnel

Temps

à chaque fois que
alors que
après que
au cas où
au cas que
au moment où
au moment que
avant que
cependant que
chaque fois que
d'ici à ce que
d'ici que
dès lors que
dès que
depuis que
du moment que
durant que
en attendant que
jusqu'à ce que
le temps que
lorsque
pendant que
tandis que
tant que
tout le temps que

Cause

à cause (de ce) que
attendu que
d'autant (plus) que
dans la mesure où
déjà que
des fois que
du fait que
étant donné que
étant entendu que
en raison du fait que
non (pas) que
non que
par la raison que
par le fait que
parce que
pour ce motif que
pour ce que
pour la raison que
puisque
que (métadiscursif)
rapport à ce que
soi-disant que
soit que...soit que...
surtout que
vu que

Condition

à condition que
à la condition que
à moins que
à supposer que
au cas où
au cas que
autant que
dans le cas où
des fois que
du coup que
du moment que
en admettant que
en attendant que
en cas que
en supposant que
en tant que
en tout cas que
moyennant que
n'était que
par cas que
pour autant que
pour le cas où
pour peu que
pourvu que
quelquefois que
sauf à ce que
si ce n'est que
sous condition que
sous la condition que
sous réserve que
supposé que
une supposition que

Concession

bien que
encore que
malgré que
quoique
sinon que

Semi-concession

quand bien même
quand même
lors même que

But

à seule fin que
afin que
pour que

Comparaison

Voir le type comparatif sous le tri formel.

Conséquence

Voir le type consécutif sous le tri formel.

§ Les conjonctions - tri formel

que nominalisateur

après que
avant que
cependant que
dès que
dès lors que
depuis que
durant que
malgré que
outre que
parce que
pendant que
pour que
sans que
sauf que
selon que
suivant que

de que (que ou de ce que)

à cause que (populaire)
à condition que
à défaut que
à force que
à mesure que
à moins que
à proportion que
au fur et à mesure que
au lieu que
de crainte que
de peur que
du fait que
en dépit de ce que
en raison de ce que
faute que
histoire que
indépendamment de ce que
loin que
par peur que
sous couleur que
sous prétexte que
sous peine que

à que à ce que

jusqu'à ce que
quant à ce que
quitte à ce que
rapport à ce que (populaire)

que de l'apposition prédicative

à condition que
à mesure que
à seule fin que
afin que
au cas que
au fur et à mesure que
au motif que
au point que
dans l'hypothèse que
dans l'idée que
du fait que
en cas que
par le fait que
pour la raison que
sous prétexte que

que complémental - sujet - 1

attendu que
étant donné que
étant entendu que
excepté que
hormis que
pourvu que
supposé que
vu que

que complémental - sujet - 2

à peine que (populaire)
n'était que
si ce n'est que
si tant est que
soit que

que complémental - objet direct

à supposer que
en admettant que
en attendant que
en supposant que
sans compter que
soi-disant que (populaire)

que comparatif

ainsi que
aussi longtemps que
aussitôt que
autant que
d'aussi loin que
de même que
en même temps que
plutôt que
pour autant que
sitôt que
tandis que
tant que

que du complément de différence

d'autant que
d'autant plus que
d'autant moins que

que consécutif

à ce point que
à tel point que
à telle enseigne que
à un tel point que
au point que
de façon à ce que
de façon que
de façon telle que
de manière à ce que
de manière que
de manière telle que
de sorte à ce que
de sorte que
de sorte telle que
de telle façon que
de telle manière que
de telle sorte que
en sorte que
jusque là que (vieilli)
que
si bien que
tant et si bien que
tant que
tel que
tellement que

que et relatifs

alors que
chaque fois que
du moment que
le temps que
lors même que
lorsque
au cas où
dans l'hypothèse où
dans la mesure où

que inanalysable

bien que
déjà que
des fois que
même que
pour peu que
quoique
sinon que
surtout que

que des locutions adverbiales elliptiques de la langue familière

vivement que ce soit fini
avec cela que je ne l'aurais pas reconnue (Proust)
plus souvent que je me donnerais encore du mal pour lui
plus souvent que je mangerai de la fripe quand la fille de la maison mamnge du pain sec (Balzac)

Certains adverbes phrastiques se construisent de façon analogue : heureusement que, sans doute que, bien sûr que.

§ Les conjonctions - tous types confondus

à cause (de ce) que (populaire)
à ce point que
à chaque fois que
à condition que
à défaut que
à force que
à la condition que
à mesure que
à moins que
à peine que (populaire)
à proportion que
à seule fin que
à supposer que
à tel point que
à telle enseigne que
à un tel point que
afin que
ainsi que
alors que
après que
attendu que
au cas où
au cas que
au fur et à mesure que
au lieu que
au moment où
au moment que
au motif que
au point que
aussi longtemps que
aussitôt que
autant que
avant que
bien que
cependant que
chaque fois que
d'aussi loin que
d'autant que
d'autant moins que
d'autant plus que
d'ici à ce que
d'ici que
dans l'hypothèse où
dans l'hypothèse que
dans l'idée que
dans la mesure où
dans le cas où
de crainte que
de façon à ce que
de façon que
de façon telle que
de manière à ce que
de manière que
de manière telle que
de même que
de peur que
de sorte à ce que
de sorte que
de sorte telle que
de telle façon que
de telle manière que
de telle sorte que
déjà que
dès lors que
dès que
depuis que
des fois que
du coup que
du fait que
du moment que
durant que
étant donné que
étant entendu que
en admettant que
en attendant que
en cas que
en dépit de ce que
en même temps que
en raison de ce que
en raison du fait que
en sorte que
en supposant que
en tant que
en tout cas que
encore que
excepté que
faute que
histoire que
hormis que
indépendamment de ce que
jusqu'à ce que
le temps que
loin que
lors même que
lorsque
malgré que
même que
moyennant que
n'était que
non (pas) que
non que
outre que
par cas que
par la raison que
par le fait que
par peur que
parce que
pendant que
plutôt que
pour autant que
pour ce motif que
pour ce que
pour la raison que
pour le cas où
pour peu que
pour que
pourvu que
puisque
quand bien même
quand même
quant à ce que
que (consécutif)
que (métadiscursif)
quelquefois que
quitte à ce que
quoique
rapport à ce que (populaire)
sans compter que
sans que
sauf à ce que
sauf que
selon que
si bien que
si ce n'est que
sitôt que
soi-disant que (populaire)
soit que...soit que...
sous condition que
sous couleur que
sous la condition que
sous peine que
sous prétexte que
sous réserve que
suivant que
supposé que
une supposition que
surtout que
tandis que
tant et si bien que
tant que
tel que
tellement que
tout le temps que
vu que

§ Les conjonctions - conclusions

Les conjonctions composées forment une catégorie aux contours flous. Toute locution qui régit un des nombreux que que nous venons d'examiner et qui est capable d'amener une proposition à l'aide de ce que peut être considérée comme une conjonction. On pourrait ajouter des centaines de locutions prépositives, de participes et de subordonnées relatives à notre liste (déjà excessive) de conjonctions composées. Le concept de conjonction composée est d'une validité discutable.

Remarques, détails, généralisations

§ Les emplois de l'extraction

Les quatre applications de l'extraction sont

-la subordonnée relative
-la subordonnée interrogative partielle
-la subordonnée concessive partielle
-l'interrogation profonde

§ Les emplois des introducteurs de superordonnée

Les introducteurs de superordonnée (et, que) ont plusieurs applications.

Pour l'emploi des introducteurs de superordonnée dans la subordination temporelle, voir la page connexe La subordonnée temporelle fléchie - jonctions diverses.

Pour l'emploi des introducteurs de superordonnée dans la comparaison, voir la page connexe La comparaison proportionnelle.

Pour l'emploi des introducteurs de superordonnée dans le système conditionnel, voir la page connexe Les ressources de la conclusion - rubrique Les introducteurs de conclusion - vue d'ensemble.

§ Jonctions unidirectionnelles et bidirectionnelles

Voir la page connexe La subordination - modèles, dimensions, types - rubrique Le modèle paratactique.

§ Cohésion des conjonctions composées

Un grand nombre de conjonctions adverbiales composées sont modelées sur des syntagmes prépositionnels banals. La question se pose donc de savoir s'il y a une différence entre une conjonction modelée sur un syntagme banal et un emploi quelconque du même syntagme. Autrement dit, on voudrait trouver le critère de la grammaticalisation des conjonctions adverbiales composées.

Le Goffic(1993) fournit un réactif intéressant. Nous empruntons deux de ses exemples les plus éclairants. (Certes, ce test ne s'applique pas à toutes les conjonctions adverbiales composées, mais il donne une bonne idée de ce que nous entendons par cohésion et par grammaticalisation.)

L'agrammaticalité de la proposition *à condition qu'il parte et à celle qu'il ne remette plus jamais les pieds ici est due au fait que la conjonction qu'inclut cette proposition est trop cohésive pour être pronominalisée : celle a condition pour antécédent, mais condition ne peut pas être extrait de à condition que.

Le même raisonnement s'applique à la proposition *à supposer qu'il gagne au loto et à faire qu'il ne dépense pas tout. Le pro-verbe faire a supposer pour antécédent, mais supposer ne peut pas être extrait de à supposer que.

La cohésion de certaines conjonctions composées fournit la preuve de leur grammaticalisation.

Voir aussi l'examen des formes étendues des conjonctions (tmèse, conjonctions adverbiales et prépositionnelles qualifiées) à la page connexe La subordination - conjonctions - phénomènes divers. Les formes étendues sont limitées à un petit nombre de combinaisons qu'on trouve surtout dans la langue écrite. Le caractère limité des formes étendues est une preuve de cohésion, donc de grammaticalisation.

Certaines conjonctions admettent des variantes plus ou moins improvisées. L'intercalation d'un adjectif est un procédé commun : au moment précis où, pour la bonne raison que. Pareilles variantes affaiblissent le statut grammaticalisé de la conjonction adverbiale.

§ Les emplois de ce que - vue d'ensemble

Ce que dans la subordonnée relative

Ce est un antécédent valable du sujet extrait qui, de l'objet direct extrait que et du syntagme prépositionnel extrait [préposition * quoi]. Donc ce que, ce qui et [ce * préposition * quoi] jouent le même rôle dans la subordination relative.

Pour l'examen de ce dans la subordonnée relative à antécédent phrastique, voir la page connexe La relativation à antécédent phrastique.

Pour l'examen du syntagme [ce * relative * de * nom], voir la page connexe Les pronoms relatifs - vue d'ensemble - rubrique Le rôle de l'antécédent - remarques.

Ce que dans la subordonnée interrogative partielle

Voir la page connexe La subordonnée interrogative partielle fléchie.

$ Le verbe de la principale régit l'objet direct, le complément extrait est non humain

£ Sujet

je me demande ce qui t'intéresse

£ Objet direct

je me demande ce que tu fais

£ Sujet existentiel

on ne sait pas ce qu'il en adviendra

$ Le verbe de la principale régit l'objet direct, le complément extrait est prépositionnel

L'emploi de ce est facultatif avec certaines prépositions et interdit avec d'autres :

je ne sais pas (ce) à quoi tu t'intéresses
*je ne sais pas ce de quoi ils sont capables

L'emploi de ce est obligatoire avec dont :

on ne sait pas ce dont ils sont capables

$ Le verbe de la principale régit une préposition, le complément extrait est non prépositionnel non humain

j'hésite sur ce que je dois faire

$ Le verbe de la principale régit une préposition, le complément extrait est prépositionnel

La suppression de la préposition régie par le verbe de la principale est majoritaire, mais l'emploi du tampon ce est aussi possible avec certains verbes :

tout dépend de sur qui tu tombes
tout dépend sur qui tu tombes

je m'interroge sur de quoi je suis le plus fier
?je m'interroge sur ce de quoi je suis le plus fier

$ Ce que dans la subordonnée exclamative partielle

La subordonnée exclamative partielle est une application spécialisée de la subordonnée interrogative partielle. Ce que assume un sens d'adverbe de degré : c'est effarant ce qu'il est riche.

Ce que dans les subordonnées prépositionnelles

$ La subordonnée complément prépositionnel régi

Voir la page connexe La subordonnée complément prépositionnel fléchie pour l'examen détaillé du conflit entre les prépositions régies et que. On résout le conflit soit en supprimant la préposition (se souvenir que) soit en se servant du tampon ce (s'attendre à ce que).

$ L'expression prépositionnelle regrammaticalisée en conjonction

Le problème du conflit ne se pose pas pour les syntagmes [préposition-élémentaire * que] regrammaticalisés en conjonctions, tels que

après que
avant que
dès que
hors que
malgré que
outre que
pendant que
pour que
sauf que
selon que

$ Parce que (au sens causal) est une anomalie : bien que parfaitement regrammaticalisé en conjonction, il garde son ce.

$ La présence de ce dans en ce que et dans dans ce que n'est pas aussi étonnante que dans parce que.

$ La cohésion de pour que (au sens final) est tellement forte qu'elle contamine les contextes régis non finals de pour, c'est-à-dire les contextes où l'on pourrait s'attendre à la présence de ce : je suis pour (ce) qu'on réduise les dépenses.

$ L'expression prépositionnelle non régie

Tous les emplois de à et de de qui figurent dans ces exemples sont traités individuellement dans les sections correspondantes consacrées aux emplois des prépositions.

il n'y a pas de mal à ce que
rien d'étonnant à ce que
je ne trouve aucun inconvénient à ce que
la vraie foi se reconnaît à ce que
d'ici à ce que
j'ai presque envie de l'embrasser de ce qu'il soit si bête
de ce qu'on est parvenu à les écarter du champ de la discussion, ces problèmes n'en sont pas moins angoissants

$ Avec le datif possessif existentiel, l'omission de à est permise, surtout si le verbe existentiel (y avoir, voir, trouver) est omis :

rien d'étonnant que
quoi d'étonnant
rien de rare que
quoi de si drôle que

$ Les locutions prépositives

Le conflit entre les locutions prépositives et que est analogue au conflit entre la préposition régie et que.

£ Suppression de la préposition

au fur et à mesure que

£ Emploi du tampon ce

jusqu'à ce que
de manière à ce que
de façon à ce que

Ce que dans la subordonnée comparative asymétrique

Ce que permet de récupérer la symétrie d'une comparaison propositionnelle asymétrique :

Pierre est plus riche qu'on ne le croit =
Pierre est plus riche que ce qu'on croit

le spectacle est autre qu'on n'entendait =
le spectacle est autre que ce qu'on entendait

Voir l'examen de ce phénomène à la page connexe La comparaison propositionnelle asymétrique - rubrique Le type de subordination : complémentale ou relative.

Ce que comme nominalisateur indépendant

Ce que est un nominalisateur, synonyme peu usité de le fait que.

Nous venons de présenter les emplois de ce que. Il est important de noter que chacun des emplois a une analyse spécifique qui lui est propre.

Dans la subordination relative, que représente le pivot extrait et ce est sont antécédent.

Dans la subordination interrogative partielle, ce qui, ce que et [ce * préposition * quoi] sont regrammaticalisés en pronoms interrogatifs non humains insécables. Leur caractère relatif originel est complètement délavé. La présence de ce est un phénomène arbitraire, synchroniquement inanalysable.

Dans la subordination prépositionnelle, que introduit l'apposition prédicative du nom ce. Voir la page connexe La subordonnée sujet d'apposition prédicative. La proposition Pierre s'attend à ce que Paul lui téléphone peut être paraphrasée comme Pierre s'attend à cette chose : que Paul lui téléphone. Ce est un tampon qui résout le conflit entre la préposition et que, mais l'intercalation de ce tampon n'est pas arbitraire. La relation entre ce et que est parfaitement analysable.

Dans la version symétrique de la subordonnée comparative asymétrique, ce que a une valeur imprécise, contextuelle. Dans Pierre est plus riche que ce qu'on croit, ce que veut dire le degré auquel. Dans le spectacle est autre que ce qu'on entendait, ce que veut dire la qualité que ou la nature que.

Dans le nominalisateur indépendant, la proposition introduite par que est l'apposition prédicative de ce.

§ Éléments de discours direct regrammaticalisés en locutions

Certaines exclamations et propositions averbales se nominalisent sans nominalisateur pour devenir objets direct banals de certains verbes de parole. Pour l'examen du nominalisatuer que, voir la rubrique Que - le nominalisateur universel.

afficher complet
crier au loup
crier au secours
crier au voleur
crier gare
crier haro
crier victoire
répondre présent
répondre oui

§ Le modèle formel radical de la subordination

Le modèle formel radical de la subordination consiste à ranger la totalité des subordonnées dans deux, et seulement deux, méthodes formelles : la nominalisation et la relativation. Dans cette perspective, le troisième grand système traditionnel, à savoir le système adverbial, éclate et disparaît. Plus exactement, le système adverbial perd son statut formel, mais garde son statut fonctionnel. Nous ne suivons pas cette piste dans notre travail, mais nous lui reconnaissons un caractère stimulant.

La nominalisation englobe toutes les subordonnées complémentales (sujet, objet direct, etc.) énonciatives et interrogatives, toutes les subordonnées prépositionnelles régies et non régies et toutes les subordonnées qui ont une forme sous-jacente ou une paraphrase du type [préposition * que].

La relativation inclut tous ses types traditionnels et, tout particulièrement, la relativation autonome (sans antécédent), qui est la grande gagnante du partage formel radical. Par exemple, les subordonnées introduites par quand doivent être repensées soit comme nominalisées, soit comme relatives autonomes. Certaines subordonnées introduites par quand sont déjà considérées comme nominalisées ou comme relatives dans notre travail, mais dans le modèle formel radical toutes subordonnées adverbiales du type quand sont vouées à être insérées dans les deux grandes méthodes. De même, les subordonnées concessives doivent être repensées comme nominalisées interrogatives.

Coordination et subordination

La frontière coordination / subordination est poreuse. Cette porosité a deux aspects : l'aspect synchronique et l'aspect diachronique. (Dans ce contexte, coordination et subordination se disent aussi « parataxe » et « hypotaxe ».)

§ Aspect synchronique

Pour toute subordination, on peut trouver une méthode coordinative plus ou moins équivalente. La version subordinative a le mérite d'être plus concise et plus précise, mais la version coordinative rend le sens voulu par un moyen plus simple. Certaines conjonctions coordinatives et certaines conjonctions subordinatives peuvent être accouplées sémantiquement : donc / parce que, et puis / après que, pourtant / quoique. Un rapport analogue existe entre interrogation disjonctive et concession disjonctive ou encore entre pronoms démonstratifs et pronoms relatifs.

§ Aspect diachronique

Dans la langue biblique, dans celle des épopées de l'Antiquité, dans le langage des enfants et même dans certaines langues modernes, la parataxe éclipse l'hypotaxe.

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