PAGE D'ACCUEIL      TABLE DES MATIÈRES      

RECHERCHE PAR MOTS-CLÉS      RECHERCHE PAR MOTS DISPERSÉS      RECHERCHE PAR MOTS CONSÉCUTIFS


TITRE
Le pronom interrogatif - qui, que, quoi (500)

ASCENDANCE
Manuel de la grammaire française (0)
Le syntagme proposition (445)
La proposition simple (446)
La proposition interrogative (487)
L'interrogation - les pronoms interrogatifs (498)

PAGES SŒURS
Le pronom interrogatif - qui, que, quoi (500)

SOMMAIRE
Interrogation à inversion de sujet - cible = personne
Introduction
Qui - sujet
Qui - objet direct
Qui - prédicat
Qui - sujet existentiel
Qui - complément prépositionnel
Qui - possesseur
Qui invitant le choix
Qui qualifié par un adverbe de temps, de lieu ou de comparaison
Interrogation à inversion de sujet - cible = chose
Interrogation à inversion - choses - introduction
Interrogation à inversion - choses - sujet
Choses - sujet - quoi
Choses - sujet - qui
Choses - sujet - que
Interrogation à inversion - choses - complément aprépositionnel
Choses - complément aprépositionnel - que - fléchi
Choses - complément aprépositionnel - quoi - fléchi
Choses - complément aprépositionnel - infinitif
Interrogation à inversion - choses - complément prépositionnel
Choses - complément prépositionnel - quoi
Interrogation à inversion - complément adverbial
Interrogation à inversion - complément adverbial - cause
Interrogation à inversion - complément adverbial - degré

Interrogation périphrastique - personnes
Personnes - cible = sujet
Personnes - cible = complément aprépositionnel
Personnes - Cible = complément prépositionnel
Interrogation périphrastique - choses
Choses - cible = sujet
Choses - cible = complément aprépositionnel
Choses - cible = complément prépositionnel
Interrogation périphrastique - adverbe - cause
Interrogation périphrastique - délimiteur

Interrogation in situ - cible = personne
Interrogation in situ - cible = chose

Le pronom interrogatif quoi - emplois divers

Interrogation à inversion de sujet - cible = personne

§ Introduction

Dans l'interrogation à inversion de sujet, les personnes sont représentés par qui dans tous les cas.

Qui peut représenter les deux genres : on dit qui d'entre vous n'est pas satisfaite ? en s'adressant à un groupe composé uniquement de femmes.

Le problème du nombre de qui

La plupart des grammaires affirment

$ qu'avec les verbes autres que être, le pronom interrogatif qui ne peut représenter qu'un antécédent singulier masculin (*qui viendront ?,*qui est venue ? sont agrammaticaux) et

$ qu'avec le verbe être, qui peut représenter un antécédent singulier ou pluriel, masculin ou féminin (qui sont les plus compétents / compétentes dans cette équipe ?).

Or cette hypothèse n'explique pas pourquoi *qui sont compétents dans cette équipe ? est agrammatical.

Nous proposons donc un découpage un peu différent :

$ Ce n'est que dans la position de complément prédicatif que le pronom interrogatif qui peut avoir un antécédent pluriel ou féminin.

$ Dans tous les autres cas, qui est limité au singulier et au masculin.

§ Qui - sujet

qui a frappé ?

§ Qui - objet direct

qui désignera-t-on ?
qui as-tu vu ?

Du point de vue de l'accord, l'objet direct qui se comporte toujours en masculin singulier.

§ Qui - prédicat

qui étaient ces dames ?
qui es-tu ?
qui suis-je en train de devenir ?

§ Qui - sujet existentiel

qui faut-il en plus ?

§ Qui - complément prépositionnel

à qui en veux-tu ?
chez qui loges-tu ?
sur qui comptes-tu ?

de qui est-il digne ?
à qui est-il resté fidèle ?

Comparer à qui est-il resté fidèle ? et ??à qui est-il mort fidèle ?. Dans la première proposition, fidèle est un complément prédicatif ; dans la seconde proposition, fidèle est un complément quasi-prédicatif. Pour l'étude de la quasi-prédication, voir la page connexe Le complément prédicatif - la quasi-prédication.

§ Qui - possesseur

La possession est sujet ou objet direct

de qui as-tu demandé l'avis ?
de qui craignez-vous le blâme ?
de qui est-il le fils ?
de qui va-t-il épouser la fille ?
de qui crois-tu que c'est la faute ?
de qui a-t-on annoncé le départ ?

Qui et la possession sont séparables.

La possession est « protégée » par un îlot prépositionnel.

dans la voiture de qui es-tu rentré ?
à la recherche de qui est-il parti ?
de la part de qui venez-vous ?

Qui et la possession ne sont pas séparables. (Le pouvoir protecteur de l'îlot prépositionnel est un phénomène courant, dont nous parlons dans plusieurs contextes, par exemple dans celui de dont.)

§ Qui invitant le choix

Qui peut remplir une fonction semblable à celle de lequel.

On notera que le choix entre deux termes spécifiques (deux personnes, deux choses) est toujours signalé par ou, plutôt que par et, bien que cette dernière conjonction paraisse plus logique.

de votre père ou de votre mère, qui serait le plus compréhensif ?
qui a raison, Pierre ou Paul ?
qui d'entre elles arrivera la première ?
qui de Pierre ou Paul a raison ?
qui de vous deux a raison ?
qui de vous ou de moi partira le premier ?
qui des deux a raison ?
qui de nous ?
qui d'entre vous ?
qui de Pierre ou de Paul a raison ?
l'on ne put jamais dire qui s'amusait le plus, du public ou de la comédienne (Salacrou)
l'on ne put jamais dire qui s'amusait le plus, le public ou la comédienne (Salacrou modifié)

Dans la langue littéraire, cette construction s'appliquait aussi au choix entre deux choses : qui de la terre ou du soleil tourne autour de l'autre ?,

Qui joue le même rôle dans la subordonnée interrogative :

on verra qui a la voix plus haute et mieux pendue, d'elle ou de moi (Sand)
je ne sais pas ce qu'il faut le plus admirer dans ce conseil, ou de son astuce ou de son ingénuité (France)

§ Qui qualifié par un adverbe de temps, de lieu ou de comparaison

qui sait encore aujourd'hui que qui aujourd'hui sait encore que
qui peut affirmer dans ce pays que qui dans ce pays peut affirmer que
qui mieux que Pierre incarne la modestie du syntacticien minimaliste ?
qui mieux que Pierre pourrait secourir Paul dans ses mésaventures ?

L'adverbe de temps ou de lieu (aujourd'hui, dans ce pays), qui ferait normalement partie du groupe verbal, effectue un trajet de longue distance pour s'infiltrer dans le groupe sujet. Ce tour est plus courant dans la langue écrite que dans la langue parlée.

Ce type d'interrogation a un homologue négatif. On n'a qu'à remplacer qui par nul et à ajouter ne.

Interrogation à inversion de sujet - cible = chose

§ Interrogation à inversion - choses - introduction

Dans l'interrogation à inversion de sujet, les pronoms représentant les choses varient en fonction du cas.

L'interrogation à inversion de sujet et à cible non humaine n'est pas toujours possible.

§ Interrogation à inversion - choses - sujet

Choses - sujet - quoi

Quoi n'est possible que dans certains syntagmes. Quoi absolu est agrammatical : *quoi ne fonctionne pas ?, *quoi se passe ?.

Quoi s'emploie dans les cas suivants :

$ Dans le syntagme de pronom nominal qualifié - voir la page connexe Le pronom nominal qualifié

quoi d'autre ?
quoi d'étonnant ?
quoi de mieux ?
quoi de neuf ?
quoi de nouveau ?
quoi de plus ?
quoi de plus triste ?

$ Dans les syntagmes de renforcement (avec donc, encore, au monde, sur la terre)

quoi donc t'étonne ? (Flaubert)
quoi donc m'oppresse et me ravit à la fois ? (Colette)
quoi donc me retient auprès d'elle ?
quoi encore ?
quoi exactement ?

$ Qui ou quoi

qui ou quoi t'a mis dans cet état ?
qui ou quoi pourraient m'amener à faire cela ?

Choses - sujet - qui

Qui comme sujet non humain appartient à la langue littéraire.

qui me vaut l'honneur de votre visite ?
qui me vaut la surprise et le plaisir de votre visite ?
qui prouve que
qui t'a retenu hier ?
qui t'amène à cette heure ? (Musset)
qui te le fait penser ?
qui vous menace ?
qui vous presse ?
qui vous retient ?
qui vous prouve qu'il n'a pas été victime d'un accident ?

Choses - sujet - que

Que comme sujet non humain n'est possible qu'avec certains verbes :

que vous en semble ?
que me vaut l'honneur de votre visite ?

Le sujet non humain que est agrammatical dans tous les autres cas.

*que se passe ?
*que t'intéresse
*que te dérange ?
*que tombe ?

§ Interrogation à inversion - choses - complément aprépositionnel

Cette catégorie comprend l'objet direct, le complément prédicatif, le sujet existentiel et le complément métrologique.

Choses - complément aprépositionnel - que - fléchi

Que s'emploie comme complément aprépositionnel dans la langue soignée.

$ Objet direct

qu'a acheté Pierre ?
qu'a fait Pierre ?
qu'aimez-vous mieux, de partir ou de rester
qu'as-tu mangé ?
qu'en penses-tu ?
qu'importent ces on-dit ?
que diable a dit Pierre ?
que gagne-t-il par mois ? (= combien)
que me voulez-vous ?
que n'as-tu pas préparé ?
que sert de s'affliger ?
que veux-tu ?

L'inversion complexe avec que objet direct est agrammaticale.

*que diable Pierre a-t-il dit ?
*que Pierre fait-il ?
*que Pierre pourrait-il demander de mieux ?
*que Pierre se reproche-t-il ?
*que ton père a-t-il vu ?
*que ton père a-t-il raconté ?
*que, d'après toi, a vu Pierre ?

L'inversion complexe est facultative si le sujet est propositionnel :

que sert-il de s'affliger ?

Que peut être suivi directement de diable, mais il ne doit pas être séparé du verbe par des mots lourds, tels que les noms (ton père) et les adverbes (d'après toi). Voir les exemples ci-dessus.

$ Sujet existentiel

qu'adviendra-t-il de lui ?
qu'allait-il se passer ?
qu'arriverait-il ?
qu'en résultera-t-il ?
qu'en reste-t-il ?
qu'est-ce qu'il nous faut ?
qu'est-il advenu au prisonnier ?
qu'est-il advenu du projet ?
qu'y a-t-il ?
qu'y a-t-il de neuf ?
que crois-tu qu'il va arriver ?
que faut-il en plus ?
que lui est est-il arrivé ?
que manque-t-il ?
que nous faut-il ?
que s'est-il passé ?
que va-t-il sortir de tout cela ?
que veux-tu qu'il y pousse ?

Dans chacun des exemples qui précèdent, le verbe est un verbe existentiel natif, c'est-à-dire un verbe existentiel de par sa nature sémantique. Or le sujet existentiel que est également possible avec un verbe à existentialité acquise, c'est-à-dire avec un verbe qui doit son existentialité à un contexte existentiel. Par exemple, reprocher n'est pas un verbe existentiel natif, mais il acquiert l'existentialité dans la proposition

il lui est reproché son arrogance

du fait que la chose dite arrogance émerge dans le discours au moment même qu'elle devient sujet. En appliquant à cette proposition la transformation interrogative partielle par rapport au sujet existentiel arrogance, on obtient

que lui est-il reproché ?

$ Complément prédicatif

Être est archaïsant ou humoristique ; devenir est courant ou vaguement littéraire.

qu'aurait-il été ?
qu'est l'amour ?
qu'est-ce à dire ?
qu'est-il devenu ?
qu'est la destinée humaine ?
que deviendras-tu ?
que diable es-tu ?
que doit être notre action ?
que m'est cette femme ?
que pensez-vous être pour me parler ainsi ?
que sont ces frusques ?
que sont devenues les fameuses vertus paysannes ? (Drieu la Rochelle)
que sont toutes ces choses ?
??qu'est-ce ?
??qu'est-il ?

$ Compléments aprépositionnels divers

£ Complément métrologique

que coûte cette voiture ?
que vaut son conseil ?
que pèse ce colis ?

£ Complément duratif

que peut durer cette aventure
que dura ce rêve ?

$ Que s'impose avec que diable et que diantre.

Choses - complément aprépositionnel - quoi - fléchi

Quoi comme complément aprépositionnel ne s'emploie que dans certains syntagmes. Quoi absolu est agrammatical :

*quoi fais-tu ?
*quoi devient-il ?

Quoi s'impose comme complément aprépositionnel dans un nombre de syntagmes.

$ Dans le syntagme de pronom nominal qualifié non scindé - voir la page connexe La proposition exclamative

quoi d'autre ?
quoi d'étonnant ?
quoi de mieux ?
quoi de neuf ?
quoi de nouveau ?
quoi de plus ?
quoi de plus triste ?

$ Dans le syntagme de pronom nominal qualifié scindé

Dans le syntagme de pronom nominal qualifié scindé, il faut distinguer deux cas :

£ Si le verbe est fléchi, que s'impose.

que dirais-je d'autre ?
que ferais-je de plus ?

£ Si le verbe est à l'infinitif, que et quoi sont tous deux possibles.

que dire d'autre ?
que faire de plus ?
quoi dire d'autre ?
quoi faire de plus ?

$ Dans les syntagmes de renforcement (avec donc, encore, au monde, sur la terre)

quoi donc feras-tu ?
quoi encore veux-tu ?

$ Qui ou quoi

qui ou quoi choisira-t-il ?

Choses - complément aprépositionnel - infinitif

$ Le choix entre que et quoi dépend de deux facteurs :

£ Le syntagme [quoi * infinitif] est plutôt familier ; le syntagme [que * infinitif] est plutôt soigné.

£ Le syntagme [quoi * infinitif] convient surtout pour une question précise, pointue ; le syntagme [que * infinitif] convient surtout pour une question hésitante, vague.

que/quoi faire ?
que/quoi répondre ?
que/quoi espérer ?
que/quoi penser ?
que/quoi devenir ?
que/quoi dire ?
que/quoi croire ?
que/quoi donner ?
que/quoi conclure ?

$ Quoi s'impose après pour.

pour quoi faire ?

En principe, la différence entre pour quoi manger ? et pour que manger ? serait parfaitement claire pour peu que cette dernière construction fût acceptable. On pourrait répondre à la première question par pour qu'on ne meure de faim et à la seconde par pour manger une bonne choucroute. On rencontre la graphie fautive pourquoi faire. Quoi n'est pas l'argument de la préposition pour, mais l'objet direct de faire.

§ Interrogation à inversion - choses - complément prépositionnel

Choses - complément prépositionnel - quoi

Quoi est seul possible comme argument non humain d'un syntagme prépositionnel.

à quoi bon ?
à quoi cela sert-il ?
à quoi pensez-vous ?
à quoi rêve-t-il ?
de quoi avez-vous besoin ?
de quoi est-il mort ?
de quoi parlent-ils ?
de quoi se nourrissent-ils ?
de quoi vous méfiez-vous ?
en quoi mes réponses le heurtent-elles ?
en quoi puis-je vous être utile ?
pour quoi combattons-nous encore ?
pour quoi lutte-t-il ?
pour quoi me prends-tu ?
sur quoi comptez-vous ?

de quoi étions-nous coupables ?
de quoi le juge-t-on responsable ?
de quoi semble-t-il sûr ?

Quoi comme possesseur

de quoi Dieudonné est-il le nom ?

Interrogation à inversion - complément adverbial

§ Interrogation à inversion - complément adverbial - cause

Que causal exprime une charge émotive.

qu'allons-nous au café à cette heure ?
qu'aurais-je besoin de tant, une fois seul ? (Gide)
qu'avaient-il besoin de venir ici ?
qu'avait-elle besoin de trois robes neuves ?
qu'avait-il besoin d'appeler la police ?
qu'avait-il besoin de se mêler de nos affaires ?
qu'avons-nous besoin d'insister, puisque les faits sont connus déjà (Gide)
que sont-ils venus fourrer leur nez dans nos affaires ?
que tardes-tu ?

Dans le registre familier, on peut remplacer que causal par qu'est-ce que causal.

L'interrogation proprement dite et l'exclamation interrogative sont difficiles à distinguer. Si la propositon est affirmative, l'interprétation interrogative proprement dite est plus naturelle que l'interprétation exclamative. Si la propositon est négative, l'interprétation exclamative est plus naturelle que l'interprétation interrogative proprement dite. Pour l'examen de la proposition exclamative, voir la page connexe La proposition exclamative. Comparer que ne suis-je resté en France ! (exclamation interrogative) et qu'ai-je quitté la France ? (interrogation proprement dite).

§ Interrogation à inversion - complément adverbial - degré

qu'importe ce que font les ondes ! qu'importe ce que fait le vent ! (Hugo)
qu'importe les meilleures intentions
qu'importent droits et doctrines (Verhaeren)
qu'importe que tu préfères Kosma ou Cosma

Interrogation périphrastique - personnes

§ Personnes - cible = sujet

QUI EST-CE QUI

qui est-ce qui veut jouer ?

§ Personnes - cible = complément aprépositionnel

Cette catégorie comprend l'objet direct, le complément prédicatif, le sujet existentiel et le complément métrologique.

QUI EST-CE QUE

Cible = objet direct

qui est-ce que tu as vu au théâtre ?

Cible = sujet existentiel

qui est-ce qu'il faut en plus ?

Cible = complément prédicatif

qui est-ce que je deviens dans cette scène ?

§ Personnes - cible = complément prépositionnel

QUI EST-CE QUE

sur qui est-ce que tu comptes ?
de qui est-ce que tu te méfies ?
à qui est-ce que tu en veux ?

Interrogation périphrastique - choses

§ Choses - cible = sujet

QU'EST-CE QUI

qu'est-ce qui a causé cette explosion ?

§ Choses - cible = complément aprépositionnel

Cette catégorie comprend l'objet direct, le complément prédicatif, le sujet existentiel et le complément métrologique.

QU'EST-CE QUE

Cible = objet direct

qu'est-ce qu'il a dit ?

Cible = sujet existentiel

qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Cible = complément prédicatif

qu'est-ce que nous sommes devenus ?

Cible = complément métrologique

qu'est-ce que ça vaut ?

§ Choses - cible = complément prépositionnel

QUOI EST-CE QUE

sur quoi est-ce que tu comptes ?
de quoi est-ce que tu te méfies ?
en quoi est-ce que ça consiste ?

Interrogation périphrastique - adverbe - cause

qu'est-ce qu'il avait besoin d'appeler la police ?
qu'est-ce que j'ai besoin d'un mari ?
qu'est-ce que tu as besoin d'être toujours dehors ?

Interrogation périphrastique - délimiteur

qu'est-ce que vous êtes de personnes ici ?
qu'est-ce qu'il y a de degrés aujourd'hui ?

Interrogation in situ - cible = personne

On se sert de qui dans tous les cas de l'interrogation in situ.

dans cette scène, je deviens qui ?
il a frappé qui ?
tu comptes sur qui ?
tu te méfies de qui ?

Interrogation in situ - cible = chose

On se sert de quoi avec toutes les cibles non humaines autres que le sujet. La cible non humaine sujet ne peut pas être exprimée par la méthode in situ.

alors survint quoi ?
il a dit quoi ?
je suis quoi exactement ?
tu comptes sur quoi ?
tu deviendras quoi ?
tu te méfies de quoi ?
vous disiez quoi ?

Le pronom interrogatif quoi - emplois divers

§ Quoi pro-élément universel

Voir la page connexe L'interrogation - pragmatique - rubrique Demande relâchée d'éclaircissement.

§ Demande de répétition

Quoi ? est un synonyme en moins poli de pardon ?, plaît-il ?, comment ?, vous dites ?.

§ Interjection

L'interjection quoi exprime l'étonnement ou l'indignation.

§ Ou quoi ?

La construction ou quoi ? peut être interprétée comme une méthode d'interrogation disjonctive. Voir la page connexe L'interrogation - l'interrogation disjonctive.

t'es devenu fou ou quoi ?
tu es malade ou quoi ?
tu insultes ma mère ou quoi ?
tu te décides ou quoi ?
tu te moques de moi ou quoi ?
tu viens ou quoi ?
vous plaisantez ou quoi ?

§ Quoi de l'à-peu-près

À la fin d'une proposition ou d'un syntagme majeur, quoi équivaut à à peu près, bref, en quelque sorte, en somme, je veux dire, on dirait, que voulez-vous que je vous dise de plus, somme toute...quoi.

§ Quoi métadiscursif

Quoi est paraphrasable par qu'est-ce que tu entends par là.

c'est à cause de Pierre - quoi, à cause de Pierre ?
et après ? - quoi après ?
et ta maman ? - quoi, ma maman ?
ne le fais pas exprès - quoi, faire exprès
tu ne voudrais pas lui montrer ? - quoi, lui montrer ?

(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)