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TITRE
Interrogation à inversion - sujet conjoint (493)

ASCENDANCE
Manuel de la grammaire française (0)
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La proposition simple (446)
La proposition interrogative (487)
L'interrogation - les méthodes d'interrogation (489)
Les méthodes d'interrogation - interrogation à inversion de sujet (491)

PAGES SŒURS
Interrogation à inversion - sujet conjoint (493)

SOMMAIRE
Règle générale
Sujets postiches
Place du sujet
Morphologie du verbe
Formules usuelles
Double inversion

Règle générale

Lorsque le sujet est un pronom conjoint, la langue soignée marque l'interrogation par l'inversion simple conjointe dans l'interrogation totale et dans l'interrogation partielle.

§ Interrogation totale

comprends-tu ?
est-ce possible ?
peut-on entrer ?

§ Interrogation partielle

L'inversion simple conjointe est applicable quelle que soit le cas de la cible d'interrogation. On verra tout à l'heure que les règles concernant le sujet non conjoint font référence au cas de la cible d'interrogation.

à qui écrivez-vous ?
avec qui irons-nous ?
combien êtes-vous ?
combien en prenez-vous ?
combien veux-tu ?
comment t'appelles-tu ?
d'où venez-vous ?
de qui sert-il les intérêts ?
de quoi parlait-il ?
laquelle avez-vous rencontrée ?
lequel veux-tu ?
lesquels plains-tu le plus ?
où habitez-vous ?
où va-t-on ?
pourquoi est-ce tellement important ?
pourquoi y penserais-je ?
qu'avez-vous répondu ?
qu'était-ce ?
qu'y a-t-il ?
quand part-elle ?
que désires-tu ?
que deviendra-t-il ?
que diable fais-tu ?
que fait-elle ?
que me voulez-vous ?
que penseront-ils ?
que prétends-tu encore ?
que sait-elle des ouvriers ?
que se passe-t-il ?
que voyez-vous ?
*que te tracasse ?
quel livre avez-vous choisi ?
qui avez-vous vu ?
qui est-il ?
qui voyez-vous ?
sur qui comptes-tu ?

Le sujet conjoint peut être suivi d'une série de compléments de longueur et de complexité arbitraires, mais, dans la généralité des cas, la cible d'interrogation ne peut pas être extraite de ces compléments. L'extraction du simple possesseur (complément de nom) ne pose pas de problème : de qui sert-il les intérêts ?. En revanche, *avec quel genre de cravate as-tu vu un type devant le café ? est agrammatical.

Sujets postiches

L'inversion simple conjointe s'applique aux sujets postiches il et ce de tous les types.

§ Interrogation totale

est-ce drôle que (propositionnel)
est-il certain que (propositionnel)
pleut-il ? (impersonnel essentiel)
s'est-il passé quelque chose de terrible ? (existentiel)
sera-t-il procédé à l'élection ? (passivation intransitive)

§ Interrogation partielle

que se passe-t-il ?
que s'est-il passé ?
qu'arrive-t-il ?

Il convient de souligner que le pronom que dans ces exemples n'est pas au cas sujet normal, mais au cas sujet existentiel. Le sujet existentiel se range toujours du côté de l'objet direct. En revanche, l'emploi de que comme sujet non humain est très limité : voir la page connexe Le pronom interrogatif - qui, que, quoi - rubrique Choses - sujet - que.

Place du sujet

Le sujet est placé immédiatement après la partie fléchie du verbe.

Morphologie du verbe

Pour la morphologie de l'inversion simple conjointe et pour les cas interdits, voir la page connexe Le système de conjugaison - la forme conjointe.

va-t-il
fussé-je
*sens-je

Formules usuelles

Dans certaines formules usuelles, l'interrogation par inversion du sujet est obligatoire même dans la langue courante.

comment allez-vous ?
en veux-tu et en voilà
est-ce que
n'est-ce pas ?
plaît-il ?
qu'est-ce à dire ?
que dis-je ?
que sais-je ?
quelle heure est-il ?
voulez-vous

Double inversion

Si la proposition énonciative contient un sujet postiche antéposé et un sujet réel postposé, il se produit une double inversion dans l'interrogation totale.

§ Sujet propositionnel

il est certain que Pierre aime Marie
est-il certain que Pierre aime Marie ?

§ Sujet existentiel

il en résulta une crise grave
en résulta-t-il une crise grave ?

Comparer à quoi sert nier ? et à quoi sert-il de nier ?. Les deux propositions sont grammaticales et les deux propositions présentent l'interrogation par inversion simple d'un sujet non conjoint (nier). On pourrait se demander ce que vient faire il dans la deuxième proposition. C'est un il postiche d'inversion propositionnelle. Une troisième version, à quoi nier sert-il ? présente l'inversion complexe.

(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)