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Les méthodes d'interrogation - comparaison (487)

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Les méthodes d'interrogation - comparaison (487)

SOMMAIRE
L'échelle de familiarité
Portées, limitations, relations
La définition de l'amour

L'échelle de familiarité

Nous illustrons ici les méthodes d'interrogation par ordre croissant de familiarité. La méthode d'inversion simple est la méthode la plus soignée.

Méthode d'inversion simple

à quoi rêvent les jeunes filles ?
comment s'écrit ce nom ?
où est parti Pierre ?
quel jour viendra Pierre ?
quelle heure est-il ?

Méthode d'inversion complexe

à quoi les jeunes filles rêvent-elles ?
comment ce nom s'écrit-il ?
où Pierre est-il parti ?
quel jour Pierre viendra-t-il ?
quelle heure est-il ?

Méthode périphrastique

à quoi est-ce que les jeunes filles rêvent ?
à quoi est-ce que rêvent les jeunes filles ?
comment est-ce que ce nom s'écrit ?
comment est-ce que s'écrit ce nom ?
où est-ce que Pierre est parti ?
quel jour est-ce que Pierre viendra ?
?quelle heure est-ce qu'il est ?

Méthode in situ

ce nom s'écrit comment ?
il est quelle heure ?
les jeunes filles rêvent à quoi ?
Pierre est parti où ?
Pierre viendra quel jour ?

Méthode mineure 1

comment c'est que s'écrit ce nom ?
à quoi c'est que rêvent les jeunes filles ?
où c'est que Pierre est parti ?
quel jour c'est que Pierre viendra ?
?quelle heure c'est qu'il est ?

Méthode mineure 2

à quoi les jeunes filles rêvent ?
comment ce nom s'écrit ?
où Pierre est parti ?
quel jour Pierre viendra ?
quelle heure il est ?

Méthode mineure 3

c'est à quoi que les jeunes filles rêvent ?
c'est comment que ce nom s'écrit ?

Méthode mineure 4

à quoi que les jeunes filles rêvent ?
comment que ce nom s'écrit ?

Méthode mineure 5

à quoi c'est-ti que les jeunes filles rêvent ?
comment c'est-ti que ce nom s'écrit ?

Portées, limitations, relations

Aucune des trois méthodes principales n'est universelle. Chacune a des lacunes.

La méthode à inversion de sujet est la méthode préférée de la langue soignée. Elle a plusieurs lacunes. Voir la page connexe Interrogation à inversion - introduction.

Pour les lacunes de la méthode périphrastique, voir la page connexe Les méthodes d'interrogation - interrogation périphrastique. La méthode périphrastique est employée dans tous les registres. Si elle a des lacunes, elle est la méthode la plus souple et la plus courante. Elle est la seule possible dans certains cas. Autrefois, certains auteurs et certains grammairiens la frappaient de discrédit.

La méthode à inversion de sujet et la méthode périphrastique se compensent. Aucune des deux ne peut évincer l'autre à cent pour cent.

La méthode in situ appartient à la langue familière. À la seule exception du sujet non humain, elle est toujours possible. On peut toujours éviter la méthode in situ.

La définition de l'amour

Nous illustrons le pour et le contre des méthodes d'interrogation au moyen de la recherche de la définition de l'amour. Nous déduisons les formes interrogatives de la simple proposition énonciative l'amour est X.

En appliquant l'inversion du sujet à l'amour est X, nous obtenons qu'est l'amour ?. Cette construction est archaïque.

L'interrogation périphrastique correspondant à l'amour est X est *qu'est-ce qu'est l'amour ?. Cette construction ne s'emploie pas.

On peut aussi s'enquérir de la définition de l'amour par une interrogation hyperpériphrastique : qu'est-ce que c'est que l'amour ?. Cette construction est grammaticale, mais l'interrogation hyperpériphrastique est considérée comme lourde et peu élégante. Voir l'examen de cette méthode à la page connexe Les méthodes d'interrogation - méthodes mineures.

Les versions in situ de l'interrogation correspondant à l'amour est X sont l'amour est quoi ? et l'amour c'est quoi ?. Ces solutions sont acceptables dans la langue familière.

La forme la plus naturelle de cette question est qu'est-ce que l'amour ?, mais cette interrogation est déduite de c'est X que l'amour et non pas de l'amour est X. La proposition c'est X que l'amour est un exemple de la mise en relief par introducteurs. Voir la page connexe La mise en relief par introducteurs - rubrique Complément prédicatif - le thème averbal. Donc la forme interrogative la plus naturelle correspond à une forme qui a subi la mise en relief.

Autres exemples de cette construction

et qu'est-ce encore que celle-là ? s'écria Madame de Guermantes (Proust)
qu'est-ce qu'être français ?
qu'est-ce que les convulsions d'une ville auprès des émeutes d'une âme ?

On pourrait aussi recourir à des subordonnées interrogatives sans superordonnées : ce qu'est l'amour (dérivée de l'amour est X), ce que c'est l'amour (dérivée de c'est X l'amour), ce que c'est que l'amour (dérivée de c'est X que l'amour).

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