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TITRE
Ça et ci (223)

ASCENDANCE
Manuel de la grammaire française (0)
Les syntagmes de base (4)
Les syntagmes pronominaux (167)
Syntaxe et sémantique des pronoms démonstratifs (217)
Les pronoms démonstratifs nominaux (219)

PAGES SŒURS
Ça et ci (223)

SOMMAIRE
Ça et ç' - élision
La commutabilité limitée de ça et ce
La commutabilité limitée de ça et il
La commutabilité limitée de ça et cela
La commutabilité limitée de ce et ceci
ce/ça déictique
ce/ça imprécis ou phrastique
ce/ça représentant une chose déjà introduite dans le discours
ce/ça comme sujet postiche représentant une subordonnée
ce/ça comme trace dans le détachement
ce/ça dans le jugement affectif
ce/ça dans la description d'une activité animée
ce/ça avec les verbes olfactifs
ce/ça avec les verbes météorologiques et atmosphériques
Comme ça
Antécédents déictiques et imprécis
Comportements grammaticaux majeurs
Comme ça dans le syntagme du pronom nominal qualifié
Comme ça avec la subordonnée objet direct
Phénomènes sémantiques
Comme ça - locutions
Ça dans l'expression de la durée
Ça dans la comparaison
Ça dans l'interrogation averbale familière
Ça dans l'expression averbale du désaccord
Ça - locutions
Ça dans la mise en relief - 1
Ça dans la mise en relief - 2
Ça = pour ça
Le nom ça
Ci - pronom nominal

Ça et ç' - élision

§ Normalement, il n'y a pas d'élision devant les verbes commençant par a.

ça ira
ça arrive
ça allait mieux
ça a un bon côté
ça a l'air d'une blague

§ Toutefois, il peut y avoir élision devant les formes composées de être. Donc on a ça allait mieux et ç'avait été. De ce point de vue, ç'allait être (futur périphrastique) peut être considéré comme une forme composée. Il s'agit ici bel et bien d'une « élision à longue distance », preuve de plus de l'inséparabilité de la phonologie et la grammaire dans les deux sens.

ç'a été
ç'aura été
ç'aurait été
ç'avait été
ç'allait être

§ Étant donné que le e de ce s'élide devant presque toutes les formes de être, la question de savoir si l'origine de ç' est ça ou ce n'est pas toujours décidable.

§ Dans la question de ç'a pu et de ç'a dû s'infiltre le fait que les formes composées de pouvoir et de devoir pourraient se comporter comme celles de être du point vue de l'élision.

§ Pas d'élision lorsque être signifie exister.

ça est ou ça n'est pas

§ Pas d'élision dans tout ça

tout ça est de sa faute

La commutabilité limitée de ça et ce

§ Pronom abstrait et pronom concrétisé

Nous disons que, dans certains domaines, le pronom abstrait ce/ça se concrétise soit comme ce soit comme ça. C'est une différence morphologique. Par exemple, le pronom abstrait ce/ça se concrétise comme ce dans un chien, c'est fidèle à son maître et comme ça dans un chien, ça aboie.

§ Les deux niveaux - définition

Deux questions se posent dans l'étude de la commutation limitée de ça et ce.

La question haut niveau est celle de l'énumération des domaines où cette commutation est possible.

La question bas niveau est celle des critères de réalisation, c'est-à-dire des critères morphologiques auxquels doit satisfaire cette commutation dans les domaines où elle est possible.

§ Le haut niveau - les domaines de la commutation potentielle

On verra plus loin sur cette page que le phénomène du pronom abstrait ce/ça se manifeste dans les domaines suivants :

sujet banal, objet direct banal, argument de préposition banal
sujet postiche représentant une subordonnée
trace dans le détachement
dans la description d'une activité animée
avec les verbes olfactifs
avec les verbes météorologiques et atmosphériques

§ Le bas niveau - critères formels du choix de pronom

La forme concrète est ça dans toutes positions autres que la position sujet : j'aime ça.

En cas d'inversion du sujet, la forme concrète est ce : serait-ce.

Avec le verbe être

$ La forme concrète est ce devant les formes simples. Ça sera est relâché.

$ La forme concrète varie devant les formes composées : ce si la forme du verbe avoir commence par e et ça / ç' si elle commence par a.

$ Si le verbe être est précédé de ne ou d'un pronom personnel conjoint, la forme concrète est plus souvent ça que ce.

ça ne sera pas difficile
?ce ne sera pas difficile
ça me serait difficile
?ce me serait difficile

$ Ça ou cela est obligatoire si le verbe être est pris au sens de exister ou au sens de être vrai :

je vous le dis parce que ça est
je vous le dis parce que cela est
*je vous le dis parce que c'est

Dans la langue écrite, la forme concrète est ce ou ça devant certains verbes :

pouvoir
devoir
aller
devenir
rester
sembler
paraître
suffire
signifier
vouloir dire

La forme concrète est ça dans tous les autres cas.

Dans le débit rapide, la voyelle de ça s'élide devant les formes de avoir et de aller commençant par un a.

Tout ça ne peut pas être remplacé par tout ce.

§ Exemples en vrac

c'eût été mieux
ç'aurait été mieux
ça a été terrible
ça doit être difficile
ça l'est
ça m'est égal
ça n'est pas chic
ça peut être difficile
ce deviendra un problème
ce doit être difficile
ce m'est avis
ce m'est égal
ce me semble
ce n'est pas chic
ce paraît être un problème
ce peut être un problème
ce reste un problème
ce semble
ce serait mieux
que ce soit
tout ça est de la pure hypothèse

La commutabilité limitée de ça et il

§ Voir l'étude des cinq fonctions spécialisées de il à la page connexe Les fonctions du cas sujet :

impersonnalité au sens strict (il pleut)

inversion propositionnelle (il est certain que)

le détachement (mon frère, il est ingénieur)

inversion existentielle (il s'est produit un changement)

passivation intransitive (il a été recouru à une nouvelle méthode)

Il y a commutabilité limitée entre il et ce/ça dans les trois premiers domaines : dans l'impersonnalité au sens strict, dans l'inversion propositionnelle et dans le détachement. Il n'y a pas de commutabilité entre il et ce/ça dans l'inversion existentielle et dans la passivation intransitive.

§ Pour l'examen de la concurrence de ce et il comme sujets ordinaires du verbe être, voir la page connexe Ce - rubrique Ce ou il - le choix de pronom.

La commutabilité limitée de ça et cela

§ Nous venons d'examiner sous la rubrique Cela et ça - commutabilité limitée de la page connexe Ceci, cela les quelques syntagmes où cohabitent cela et ça. Ici, notre tâche est l'inverse : nous nous intéressons aux constructions où ça est majoritaire ou monopoliste et cela est minoritaire ou exclu.

§ On se rend compte aisément que cela est agrammatical ou peu naturel dans les tours familiers, affectifs et badins. Cela n'est admis que dans quelques syntagmes appartenant à un registre neutre.

La commutabilité limitée de ce et ceci

Si nous mentionnons ici cette quatrième commutabilité limitée, c'est uniquement pour souligner qu'elle n'a rien à voir avec les trois autres que nous venons de présenter. Nous l'examinons à la page connexe Ceci, cela - rubrique Ceci et cela dans la nominalisation.

ce/ça déictique

On indique une chose par ça. On indique une personne par un pronom personnel.

ragarde-moi ça
voulez-vous m'aider à plier ça ?
regarde-la

ce/ça imprécis ou phrastique

§ Le pronom abstrait ce / ça est un pronom nominal banal qui peut remplir les fonctions de sujet, d'objet direct et d'argument de complément prépositionnel. Son comportement n'a rien de remarquable, mis à part son caractère abstrait.

§ Le pronom abstrait ce/ça se concrétise conformément aux règles de concrétisation, présentées plus haut sur cette page.

à part ça
avec ça (= en outre, malgré ça)
c'est important
ça dépend
ça dérange
ça devait être un accident
ça m'est égal
ça ne fait rien
ça peut arriver à n'importe qui
ça pourrait devenir important
ça se vend bien
ça suffit
ça va de soi
ça va sans dire
ça va se reproduire
ce n'est pas important
il ne manquait plus que ça
il y a de ça
j'aime ça
je compte sur ça
je ne pense qu'à ça
je ne veux pas de ça
je veux un peu de ça
je vois ça
pour ça (= quant à ça, pour autant)
tout, mais pas ça

ce/ça représentant une chose déjà introduite dans le discours

Dans une proposition qui est sur le point d'introduire une personne ou une chose, on préfère les pronoms démonstratifs comme sujet. Quant à la représentation des antécédents déjà établis dans le discours, on préfère les pronoms personnels avec les antécédents animés et les pronoms démonstratifs avec les antécédents inanimés.

La proposition je n'aime pas le lait ; il me dégoûte est grammaticale mais moins naturelle que je n'aime pas le lait ; ça me dégoûte.

La proposition ces souliers sont petits ! *pourras-tu marcher avec eux ? frôle l'agrammaticalité. La bonne solution est ces souliers sont petits ! pourras-tu marcher avec ça ?

ce/ça comme sujet postiche représentant une subordonnée

§ Voir l'étude du sujet postiche représentant la subordonnée sujet à la page connexe La subordonnée sujet - les dimensions.

Exemples des trois sujets postiches :

il est embêtant que

c'est embêtant que

ça m'embête que

§ Le choix majeur, c'est-à-dire le choix entre il et ce / ça, ne retient pas notre attention ici.

§ Le choix mineur, c'est-à-dire le choix entre ce et ça, suit les règles de commutabilité entre ce et ça présentées plus haut sur cette page.

ce/ça comme trace dans le détachement

Voir la page connexe Détachement et thématisation - rubrique Trace = pronom démonstratif ce ou ça.

ce/ça dans le jugement affectif

§ Le pronom abstrait ce/ça se concrétise conformément aux règles de concrétisation, présentées plus haut sur cette page.

§ Dans la langue familière, le pronom ce/ça employé comme sujet humain peut traduire un affect négatif ou positif (mépris, dérision, tendresse, affection, pitié, admiration). Le jugement peut porter sur une catégorie ou sur un individu. Le pronom ce/ça représente les deux nombres et les deux genres.

ça boit, ça jure et ça va à l'église
ça chante à ravir, c'est colère et tendre, ça fait des friandises succulentes (Sand)
ça fume ? non, ça prise (Martin du Gard)
ça se prétend linguiste et ça n'est pas fichu d'accorder un participe passé
dans le civil, c'était chauffeur dans un château (Vercel)
elle me tue à petit feu, et se croit une sainte, ça communie tous les mois (Balzac)
il y a trente-cinq ans que j'ai épousé ça
ils sont heureux dans cette famille ! c'est cordial, bavard, bon enfant ; tout ça travaille, mais en jacassant ; tout ça se dispute, mais en s'aimant (Vallès)
quel fainéant, ça ne peut travailler que huit heures
tu crois que cela peut rester tranquille, une fille, quand c'est tout seul et que c'est joli ? (Anouilh)
un jeune homme ! on sait trop ce que c'est, comment ça s'est formé, et tous les endroit où ça s'est roulé ; ça n'a plus aucune innocence,..c'est plein de vices et de pensées malsaines (Miomandre)

ce/ça dans la description d'une activité animée

§ Le pronom abstrait ce/ça se concrétise conformément aux règles de concrétisation, présentées plus haut sur cette page.

§ On emploie ce/ça pour décrire une activité animée sur un ton badin. Dans ce cas, ce/ça est à mi-chemin du pronom impersonnel (on) et du sujet des verbes impersonnels météorologiques et atmosphériques (il / ça).

ça danse et flirte toute la nuit
ça matraque à la télé
ça travaille ferme là-bas
ça parle toute la journée
ça cogite
ça phosphore
ça glande toute la journée
ça analyse « ça » à longueur de journée

ce/ça avec les verbes olfactifs

§ Voir la construction olfactive impersonnelle de sentir à la page connexe Verbes multistructurels - sentir.

§ Le pronom abstrait ce/ça se concrétise conformément aux règles de concrétisation, présentées plus haut sur cette page.

§ ça sent le brûlé

ce/ça avec les verbes météorologiques et atmosphériques

§ Voir l'étude de l'impersonnalité au sens strict à la page connexe Les verbes impersonnels.

§ Le pronom abstrait ce/ça se concrétise conformément aux règles de concrétisation, présentées plus haut sur cette page.

ça tombe dru
ça caille
ça fait beau
ça gaze

Comme ça

§ Antécédents déictiques et imprécis

L'antécédent de comme ça est soit déictique (c'est-à-dire une une chose indiquée au doigt), soit imprécis (c'est-à-dire un fait établi dans le contexte réel, mais sans représentation linguistique préalable).

Exemples déictiques

repassez cette chemise comme ça
donnez-moi une tranche épaisse comme ça

Exemples imprécis

alors comme ça tu pars
c'est comme ça

§ Comportements grammaticaux majeurs

Comme ça a un comportement adverbial et un comportement adjectival

Comportement adverbial

Comme ça qualifiant un verbe équivaut à de cette manière, de cette façon, ainsi. Comme ça qualifiant un adjectif équivaut à tellement.

$ Cible = verbe

alors comme ça tu vas travailler à l'étranger ?
alors, comme ça, vous nous quittez ?
c'est comme ça que je m'y prendrais
je l'ai enfermé, comme ça il ne peut pas nous suivre
le docteur m'a dit comme ça : prenez des calmants

$ Cible = adjectif

haut comme ça
grand comme ça

Comportement adjectival

Comme ça qualifiant un nom ou jouant le rôle de complément prédicatif équivaut à pareil, tel, de ce genre.

$ Épithète

des choses comme ça
il a pêché un saumon comme ça
j'aimerais une robe comme ça
on a vu un film comme ça
je rêve d'un amant comme ça

$ Complément prédicatif

c'est comme ça et pas autrement
il est comme ça, tu ne le changeras pas
je suis comme ça
puisque c'est comme ça, je m'en vais
si c'est comme ça, je m'en vais

$ Pronominalisation partielle

Familier.

un comme ça
des comme ça

§ Comme ça dans le syntagme du pronom nominal qualifié

Voir l'examen détaillé du pronom nominal qualifié à la page connexe Le pronom nominal qualifié.

c'est quelqu'un de comme ça

§ Comme ça avec la subordonnée objet direct

Dans la langue enfantine et dans certaines régions, on trouve parfois un comme ça sémantiquement vide entre le verbe de parole et le nominalisateur que.

il répondit comme ça que
le patron a dit come ça que

§ Phénomènes sémantiques

Comme ça est enveloppé d'une nébuleuse sémantique.

Comme ça accompagné d'un geste indique la qualité ou la dimension.

Comme ça équivaut à dans les conditions actuelles, à ce qu'il paraît.

alors comme ça, vous ne vous plaisez pas chez nous ?

Comme ça équivaut à sans histoires, nonchalamment, sans raison particulière, sans ambages. sans réflexion, subitement, sans hésitation. Il indique la manière désinvolte, irréfléchie, indifférente dont une chose a été faite ou dite.

Dans la langue familière, comme ça et comme ci, comme ça sont des adverbes signifiant ni bien ni mal, plus ou moins.

§ Comme ça - locutions

comme ci comme ça

Ça dans l'expression de la durée

ça fait déjà dix ans
il y a dix ans de ça
il y a longtemps de cela

Ça dans la comparaison

Que ça peut se prononcer [ksa].

tant que ça
plus que ça
si... que ça
pas tant que ça
pas si...que ça

Ça dans l'interrogation averbale familière

Ça accompagne les pronoms interrogatifs dans la série averbale familière

qui ça
où ça
quand ça
comment ça
pourquoi ça

Le pronom interrogatif est suivi de ça sans la moindre pause. Fait mystérieux, *quoi ça est exclu de la série.

Ça dans l'expression averbale du désaccord

Avec ça exprime le doute ou la protestation.

avec ça que tu ne le savais pas

Selon Damourette-Pichon(1940), cet avec ça ne serait qu'une application de la formule et avec ça (vous désirez quelque chose) ?. La paraphrase de avec ça que tu ne le savais pas serait avec ça que...quel autre mensonge veux-tu me faire accroire ?

Ça - locutions

avec ça que
c'est ça
c'est déjà ça
c'est toujours ça de gagné
ça alors
ça dépend
ça m'est égal
ça ne fait rien
ça oui
ça non
ça suffit
ça va ?
ça va de soi
ça va pas, non ?
ça va sans dire
ça, par exemple
comment ça va ?
et avec ça ?
faire ça (faire l'amour)
il n'y a que ça
il ne manquait plus que ça
il y a de ça (il y a du vrai dans ce qui vient d'être dit)
pas ça (rien)
rien que ça
sans ça (= sinon)

Ça dans la mise en relief - 1

§ Comparons les deux propositions

A: c'est ce qui m'inquiète

et

B: c'est ça qui m'inquiète

Les deux propositions ont le même sens et pratiquement la même forme de surface. Elles sont synonymes et pratiquement homonymes. N'empêche qu'elles ont des structures différentes.

§ Construction A

C' est le sujet ; la relative ce qui m'inquiète est le complément prédicatif. L'accent est sur c'est, donc sur le sujet. La mise en relief est assurée par l'intonation, pas par la syntaxe proprement dite. Ce, l'antécédent formel de qui m'inquiète, ne joue aucun rôle dans la mise en relief.

§ Construction B

B est un exemple banal de la mise en relief par introducteurs. Voir l'étude de la mise en relief par introducteurs à la page connexe La mise en relief par introducteurs.

Historiquement, ça est le sujet ; qui m'inquiète est le complément prédicatif extraposé ; c' est le complément prédicatif postiche représentant le complément prédicatif extraposé devant est. L'accent est sur le sujet ça.

§ Conclusion

C' est sujet dans A et complément prédicatif dans B.

Le mot au milieu de A, à savoir ce, ne joue aucun rôle dans la mise en relief. Le mot au milieu de B, à savoir ça, est le sujet.

Dans A, l'accent est sur c', c'est-à-dire au début de la proposition. Dans B, l'accent est sur ça, c'est-à-dire au milieu de la proposition.

Ça dans la mise en relief - 2

§ Soit la proposition

S est P

où S est sujet et P est complément prédicatif.

§ Mise en relief par rapport à P

Mettons en relief le complément prédicatif P. Nous procédons en trois étapes.

S est P
*c'est P que S est
c'est P qu'est S
c'est P que S

§ Exemple

la rose est une belle fleur
*c'est une belle fleur que la rose est
c'est une belle fleur qu'est la rose
c'est une belle fleur que la rose

§ Substituons ce au sujet S

c'est P
*c'est P que c'est
*c'est P qu'est ce
*c'est P que ce
c'est P que ça

§ Conclusion

Nous obtenons le résultat surprenant que la mise en relief de c'est P par rapport à P donne c'est P que ça. À la surface, que ça se comporte donc comme une espèce d'adverbe qui met en relief l'élément qu'il suit.

Ça = pour ça

c'est donc ça que nous avons mangé tant de pommes de terre (Zola)
c'est donc ça qu'il ne connaissait qu'un côté de la ville (A. Daudet)
c'est donc ça que tu n'es pas venu hier
c'est donc ça que vous parlez si purement notre langue

Dans cette construction elliptique familière, ça remplace pour ça ou ça, la raison.

Le nom ça

§ Ça est la traduction française du « Es » freudien (« id » en anglais).

§ Ça accompagné d'un geste approprié peut signifier l'intelligence, l'argent, les organes génitaux, l'acte sexuel.

Ci - pronom nominal

On rencontre ci dans des locutions, toujours en compagnie de ça.

comme ci comme ça
couci-couça
demander ci et ça
dire ci et dire ça
faire ci et faire ça
un ci et un ça
une ci et une ça

(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)(+)