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TITRE
La classe aimer - sous-classes (85)

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La classe aimer - sous-classes (85)

SOMMAIRE
Sous-classes - phénomènes graphiques
Sous-classes - phénomènes phonétiques
Les radicaux variables - e
Les radicaux variables - é
Les radicaux variables - yod

Sous-classes - phénomènes graphiques

Ce n'est que par respect de la tradition que nous présentons ici l'orthographe des sous-classes de la classe aimer. En ce faisant, nous allons à l'encontre du principe que les aspects historiques et graphiques n'ont pas de droit de cité dans une grammaire synchronique.

Les verbes en cer prennent une cédille devant a et o.

avançons
fonça
perçaient

Les verbes en ger prennent un e devant a et o.

mangeons
songea
partageaient

Les verbes en guer et quer gardent le u non prononcé dans toute la conjugaison.

communiquons
navigua
provoquaient

Voir l'examen des doublets du type fatiguant / fatigant à la page connexe Le participe présent adjectival.

Le u de argüer est toujours prononcé. Les deux graphies arguer et argüer sont acceptées. La graphie argüer nous semble plus logique.

Sous-classes - phénomènes phonétiques

Les radicaux variables - e

Le radical de certains verbes varie selon que la dernière syllabe du radical est dans l'état accentué ou dans l'état atone. C'est le cas si la dernière syllabe du radical contient la voyelle e dans son état atone. Pour la syllabe de ce type, l'état de la syllabe est considéré comme accentué si la syllabe est suivie d'un e muet ou d'un e atone, et comme atone dans les autres cas. (On verra tout à l'heure la définition de l'état atone et de l'état accentué pour le cas où la dernière syllabe du radical contient é dans l'état atone.)

Il y a plusieurs cas à distinguer :

La dernière voyelle du radical est e dans son état atone et cette voyelle est suivie d'une autre ronsonne que l ou t. La voyelle e atone change toujours en è accentué.

semer je sème
mener je mène
peser je pèse
achever j'achève

La dernière voyelle du radical est e dans son état atone et cette voyelle est suivie des consonnes l ou t.

Dans certains verbes la voyelle e atone change toujours en è accentué.

celer je cèle
geler je gèle
peler je pèle
modeler je modèle
acheter j'achète

Dans certains verbes l'accent tonique produit toujours le redoublement du l ou du t.

appeler j'appelle
chanceler je chancelle
renouveler je renouvelle
ruisseler je ruisselle
jeter je jette
trompeter je trompette

Pour beaucoup de verbes, l'usage hésite entre les deux solutions. Pour la plupart de ces verbes, le changement de e en è est plus fréquent que le redoublement de l ou de t.

agneler
aiguilleter
banqueter
béqueter
botteler
breveter
canneler
caqueter
ciseler
cliqueter
colleter
craqueler
craqueter
crocheter
déchiqueter
démanteler
dépaqueter
épeler
épousseter
étiqueter
feuilleter
ficeler
fureter
griveler
guillemeter
haleter
harceler
panteler
voleter

La tendance populaire est de généraliser le e muet dans toutes les formes du verbe, surtout des verbes en eter. D'où les évolutions telles que béqueter becter.

L'influence des variations de radicaux entraîne parfois le remplacement d'un verbe en etter ou eller invariable par un verbe en eter ou eler variable : trompetter trompeter, interpeller interpeler.

Les syllabes finales atones - détails

indicatif présent : première et deuxième personnes du pluriel

indicatif imparfait : toutes personnes

passé simple : toutes personnes

futur et conditionnel : aucune des personnes

subjonctif présent : première et deuxième personnes du pluriel

subjonctif imparfait : toutes personnes

impératif : première et deuxième personnes du pluriel

participes et infinitif : tous atones

Les radicaux variables - é

Le radical de certains verbes varie suivant que la dernière syllabe du radical est dans l'état accentué ou dans l'état atone. C'est le cas si la dernière syllabe du radical contient la voyelle é dans son état atone. L'état de la syllabe de ce type est considéré comme accentué si la syllabe est suivie d'un e muet et comme atone dans les autres cas. Si la syllabe est suivie d'un e atone (c'est-à-dire dans le cas du futur et du conditionnel), la syllabe de ce type est considérée comme atone. (Nous venons de voir que ce n'est pas le cas quand la dernière syllabe du radical contient e dans l'état atone.)

Le é atone de la dernière syllabe du radical se change en è dans l'état accentué. La consonne finale n'est jamais redoublée.

altérer j'altère et j'altérerai
asséner j'assène et j'assénerai
corréler je corrèle et je corrélerai
corréler je corrèle et je corrélerai
déféquer je défèque et je déféquerai
léser je lèse et je léserai
péter je pète et je péterai
recéler je recèle et je recélerai
téter je tète et je téterai

Quelques verbes avec é dans la dernière syllabe du radical ont des variantes avec e.

recéler (parfois receler)
asséner (parfois assener)
téter (autrefois teter)

Créer garde le é dans toutes ses formes.

Les radicaux variables - yod

Le yod final d'un radical est marqué par y dans la forme écrite. Dans certains verbes, le yod final du radical disparaît devant un e muet ou atone et le y y est remplacé par i.

Il y a plusieurs cas à distinguer :

Les verbes en oyer et uyer perdent le yod devant un e muet ou atone.

employer j'emploie et j'emploierai
essuyer j'essuie et j'essuierai

Pour les verbes en ayer, il y a deux prononciations et deux graphies devant un e muet ou atone : je paye et je paie sont aussi courants l'un que l'autre.

payer
rayer
essayer
balayer
débrayer
égayer

La graphie étayent est plus claire que la graphie étaient.

Bayer, prononcé comme bâiller, garde le yod et l'y dans toute la conjugaison.

Dans les verbes à eyer, la prononciation et la graphie sont maintenues dans toute la conjugaison.

grasseyer
faseyer

La prononciation et la graphie sont constantes dans toutes les formes de planchéier.

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